Retour sur la soirée de lancement Midnight Sun
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Retour sur la soirée de lancement Midnight Sun

Le 28 août 2020

Ça y est, la soirée de lancement est déjà derrière nous ! Le temps passe si vite, nous sommes déjà fin août ! On tient à remercier toutes les personnes qui ont pu se déplacer pour participer à la soirée, c’était un moment vraiment formidable. Encore merci à Luc Rigoureau qui a eu la gentillesse de répondre à toutes vos questions, ainsi qu’à Thomas Roditi pour sa superbe interprétation d’Edward, et bien sûr à Babelio qui nous a permis d’organiser la soirée dans leurs locaux.

 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir, nous vous proposons une petite retranscription de l’interview avec Luc Rigoureau.

 

Comment avez-vous vécu la traduction de Midnight Sun par rapport à celle de Fascination il y a quinze ans ?

 

J’ai pris un immense plaisir à traduire Midnight Sun ! C’était très plaisant de se relonger dans cet univers, de replonger dans le premier tome via un prisme complètement différent. Stephenie Meyer a vraiment fait un excellent travail sur ce nouvel opus, c’était vraiment bien fichu et très intéressant à traduire. Faire une comparaison avec Fascination est compliqué car c’est le même livre mais pas la même histoire finalement. On découvre véritablement le personnage d’Edward, on dirait un benêt de 17 ans qui tombe amoureux, loin de l’image très omnipotente, très sûr de lui qu’on a eu via la vision de Bella.

 

Bella et Edward sont fondamentalement opposés, leur voix et leurs pensées n’ont rien à voir et c’était assez facile de créer une voix propre à Edward qui soit totalement différente de celle de Bella.

 

Bella est assez mature pour son âge, c’est une vieille âme, c’est elle qui a pris soin de sa mère, elle adore la littérature classique et elle est assez timide et réservée, tout lui semble couler de source dans sa relation avec Edward. Edward quant à lui est dans une lutte perpétuelle avec lui-même, au début du roman il envisage quand même de tuer une vingtaine de personnes pour s’abreuver du sang de Bella, mais il se retrouve finalement comme un ado de dix-sept ans comme les autres devant une fille qui lui plaît parce qu’il ne la comprend pas.

 

 

Comment avez-vous défini ce style « Twilight » que tout le monde reconnaît et qui est très « classique » par rapport aux autres romans ado que vous traduisez habituellement ?

 

A l’époque Stephenie Meyer voulait distinguer son héroïne du reste des héroïnes de romans américains, pas vraiment une girl next-door, pas vraiment une fille populaire. Sous un extérieur timide et réservé elle avait un monologue intérieur qui était extrêmement riche. Donc on est parti sur un style assez soutenu, assez précieux et élevé, pour que Bella soit une sorte d’intellectuelle.

Ce qui est très étonnant dans Midnight Sun c’est qu’on est parti sur quelque chose de complètement différent, plus basique, plus contemporain. Pas d’imparfait du subjonctif, pas d’adverbe alambiqué, il y a toujours le vocabulaire d’Edward que les fans aiment tant et qui est un peu daté, mais on a vraiment décidé d’être plus sobre et je pense que ce n’est pas plus mal.

 

 

Quelle est la différence entre la voix d’Edward et la voix de Bella ?

 

Edward devient un vrai adolescent, qui ne comprend rien à Bella puisqu’il ne lit pas ses pensées, il devient presque un adolescent normal, ça le rend humain. Elle fait d’Edward -qui est censé être excellent en tout- un gros nul en amour.

Avec Bella on est dans l’humain et la découverte. Alors qu’Edward a cette sorte de connaissance vampirique, mais il est très ignorant des rapports humains. Il devient véritablement l’adolescent qu’il n’a jamais été. C’est bien fait et très touchant.

 

 

Nous avons pu lui poser d’autres questions ! À votre avis, est-il team Edward ou team Jacob ? Vous l’aurez deviné, même Luc Rigoureau est team Edward. Cependant, pour la défense de Jacob, celui-ci n’a pas beaucoup la parole…

 

Nous lui avons demandé s’il y a eu un ou plusieurs passages plus difficiles à traduire que d’autres. Et en effet, la course poursuite avec James fait partie des passages les moins gratifiants à traduire, car ces scènes seraient très répétitives.

 

Et enfin, vous vous demandez sûrement qui est son personnage préféré ? Il s’agit de quelqu’un appréciée par beaucoup de monde ! Vous l’aurez compris, Luc Rigoureau aime beaucoup le personnage d’Alice, même s’il ne pense pas que Stephenie Meyer puisse faire un roman sur elle car c’est déjà un personnage très complet.

 

 

Puis après l’interview avec le traducteur, nous avons enchaîné avec un quiz sur les quatre tomes de la saga Twilight.

 

 

Nous avons fini avec la lecture des deux premiers chapitres de Midnight Sun par Thomas Roditi, la voix française de Robert Pattinson, et donc d’Edward Cullen !

Gardez bien cette information en tête, car il se pourrait qu’on ait une surprise pour vous !

 

 

La soirée s’est terminée autour d’un agréable banquet (et d’un super punch à la grenade réalisé avec soin par Mélanie). On se croirait presque à la fin d’un Asterix.

 

 

Encore merci.

 

 

À très vite,

L’équipe Hachette Roman