Interview avec Éléonore Devillepoix
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Interview avec Éléonore Devillepoix

Le 1 juillet 2020

Un mois après la sortie de La Ville sans vent nous vous proposons une petite retranscription du live avec Éléonore Devillepoix !! Il est disponible en IGTV sur notre compte Instagram @hachetteromans si jamais vous souhaitez la voir en entière. 

 

Apolline : Peux-tu nous présenter La Ville sans vent, encore une fois ?  

Éléonore : Alors, La Ville sans vent en fait c’est un roman de fantasy jeunesse qui se déroule dans une citée imaginaire appelée Hyperborée. On y suit deux personnages principaux : un jeune mage ambitieux, et travailleur, fraichement diplômé, qui s’appelle Lastyanax. Il se retrouve propulsé au rang de ministre suite au mystérieux assassinat de son mentor. Et le deuxième personnage principal c’est Arka, une guerrière intrépide de 13 ans qui débarque dans la ville, et qui traîne derrière elle un passé assez chargé pour quelqu’un d’aussi jeune. Les deux personnages vont avoir chacun leur enquête à mener. Lastyanax va essayer de trouver qui a tué son mentor, tandis que Arka, elle, va essayer de retrouver son père qu’elle n’a jamais connu. 

Et leurs enquêtes respectives vont les amener à se rencontrer, à apprendre à se connaître, et à découvrir que derrière toutes ces intrigues particulières se cache un complot de grande ampleur dans la cité.  

C’est un roman d’apprentissage, d’amitié, d’action, de politique, avec une bonne dose d’imaginaire. Et puis j’espère qu’il va vous plaire, autant que moi j’ai aimé l’écrire.  

 

Apolline : Et autant que tous les libraires ont aimé le lire !! Tout l’immeuble d’Hachette Romans a aimé le lire, et d’autant plus que tu as commencé à l’écrire assez jeune ? 

Éléonore : Alors oui, j’avais commencé à écrire un roman qui était la préquelle de La Ville sans vent à 13 ans, que j’ai fini à 18 ans. C’était un roman écrit par une adolescente qui n’avait pas encore trop de style, ou de réelle inventivité.  

Après avoir écrit ce roman-là, je me suis dit que c’était dommage d’avoir créé un univers, d’avoir travaillé certains personnages, celui d’Arka notamment, et de ne rien en faire. Il y a donc quelques années, j’ai commencé à reprendre l’histoire depuis le début, et j’ai essayé de voir tout ce qui n’allait pas dans ce que j’avais écrit à l’origine. Je l’ai travaillé et retravaillé pour en arriver là, et c’est une grande fierté pour moi de le publier aujourd’hui.  

 

Apolline : Ce qui est beau dans ce livre c’est que l’univers apparaît tellement naturellement comme si c’était un univers qui existait et que juste tu nous le faisais découvrir. C’est un très bel univers de fantasy difficile à réaliser, mais en même temps, on sent ta patte de quand tu avais 13 ans. Notamment à travers le personnage d’Arka. Elle a le caractère tellement naturel et authentique d’une jeune fille de 13 ans.  

Éléonore : Effectivement, Arka, c’est mon âme d’enfant de quand j’avais 13 ans. Elle est vraiment restée dans son jus. Et j’adore l’écrire, ça me vient réellement naturellement. Son côté un peu impertinent, coule de source.  

 

Apolline : Alors c’était comment La Ville sans vent au tout début ?  

Éléonore : Alors, ce n’était pas La Ville sans vent, l’histoire se déroulait dans une autre ville qui était nettement moins intéressante. La Ville sans vent, j’ai commencé à la construire dans ma tête il y a quelques années. J’ai essayé de faire une ville qui reflétait dans son architecture les inégalités de la société. Elle est composée de grandes tours structurées en différents niveaux. L’élite politique, les mages, vivent au 7ème étage de la ville. Ensuite, plus on descend, plus on va dans les classes sociales les plus pauvres. L’architecture est vraiment le miroir de la société. Comme c’est une ville imaginaire, il y a aussi des choses qu’on ne verrait pas dans nos villes. Comme des tortues qui servent à se promener d’une tour à l’autre dans des canaux, ou encore un dôme qui protège la ville du froid extérieur.  

 

Apolline :  C’est vrai que la ville est vraiment chouette, on a donc reçu plusieurs questions. Celle qui revient le plus souvent c’est : qu’est-ce qui t’a donné l’idée d’écrire ce livre, et où est-ce que tu as pu t’inspirer ?  

Éléonore : D’un point de vue esthétique, je me suis inspirée de l’antiquité grecque et byzantine. Ainsi que pour les prénoms. Lastyanax est une petite déformation d’un personnage dans la guerre de Troie qui s’appelle Astyanax, c’est le fils d’Hector.  

Et peut-être aussi dans la trame de l’histoire avec le destin implacable qu’on retrouve dans les tragédies antiques.  

Il y a aussi quelques interactions littéraires, j’ai été biberonnée par Harry Potter. On peut le ressentir dans certains des dialogues. J’ai aussi été inspirée par la Trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud.  

 

Apolline : En parlant des personnages, j’ai beaucoup aimé le personnage de Pyrrha qui soulève des sujets annexes, mais en même temps très intéressants pour La Ville sans vent comme les femmes qui accèdent très difficilement au rang de mage et l’importance de leurs voix dans l’architecture hiérarchique d’Hyperborée.  

Éléonore : Alors, on peut dire que Pyrrha c’est un peu le vecteur de féminisme dans mon histoire. Je voulais parler de l’inégalité hommes femmes, peut-être pas comme elle existe actuellement, mais comme elle a pu exister dans tellement de sociétés (presque toutes en fait). C’est un personnage qui est assez secondaire dans le premier tome, mais dans le deuxième, elle prend une vraie ampleur. Et je pense que les personnes qui ont apprécié Pyrrha l’apprécieront encore plus.  

 

Apolline : Autre question qui revient souvent, si La Ville sans vent était adaptée en film, qui imaginerais-tu en acteurs célèbres ?  

Éléonore : Je vais peut-être en décevoir plus d’un, mais j’adore les films d’animation, et je trouverais ça génial qu’il soit adapté en film d’animation. Cela étant, je pourrais réfléchir aux voix des personnages !  Mais je ne suis pas contre non plus pour une adaptation cinématographique. 

 

Apolline : Pourrais-tu nous parler du fameux Nabot ?  

Éléonore : Le Nabot, c’est l’un des seuls personnages qui est hérité de la première version de La Ville sans vent de quand j’étais ado. Il est inspiré d’un poney de quand j’avais 14 ans. Donc si cette histoire de mi-poney mi-licorne parait un peu enfantin, ça ne vient pas de nulle part.  

C’est un hommage direct de personnes de la vie réelle, pour le coup, le Nabot c’est un calque de Diagonale un cheval de mon adolescence 

 

Apolline : Quel est le rapport entre le fait que tu sois capitaine de l’équipe de Quidditch de Belgique, que tu sois attachée parlementaire, ton dressage de poule, de normande, de belge, d’écrivain ?  

Éléonore : Alors, ça fait beaucoup de vies à gérer en ce moment. J’ai écrit La Ville sans vent avant de devenir attachée parlementaire à Bruxelles, mais j’étais déjà dans des études de politiques. La dimension assez politique dans le roman ne vient pas de nulle part, elle vient des mes études et de mes intérêts.  

Et le Quidditch, j’ai commencé assez tard, mais c’est une grande grande passion !!  

 

 Apolline : Bien qu’il y ait de la politique, est-ce que notre plus jeune frère de 11 ans peut se lancer dans la lecture de La Ville sans vent  

Éléonore : À l’occurrence, mon plus jeune lecteur avait 12 ans. Il l’a lu d’une traite, donc j’aurais tendance à dire : si ton petit frère aime bien lire, si les pavés ne lui font pas peur, il peut se lancer oui !! La politique, dans ce roman, sert aussi de contexte, elle n’est pas là pour faire des débats.  

 

Apolline : Et pour finir, qu’est-ce que tu dirais pour conseiller ton livre à des lecteurs en librairie ?  

Éléonore : C’est un roman qui rassemble tellement de thématiques différentes de façon assez cohérente. Donc quelque soit le lecteur, il pourra en retirer quelque chose. J’ai essayé de faire quelque chose de très complet, donc je pense que ça peut plaire à tout le monde.  

 

Apolline : Eh bien merci Éléonore ! Bon courage pour le tome deux, j’ai hâte de le lire.  

 

 

En espérant que cet extrait d’interview vous aura plu !! N’oubliez pas que La Ville sans vent est disponible dans tous vos points de vente favoris !! 😉  

 

À très vite,  

L’équipe Hachette Romans 😉