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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par Lullabie cullen le 15/01/2010
Restée seule, Fanny se sentit morose. L’absence de Martin commençait à la rendre nerveuse et elle était mal à l’aise au milieu de ce tapis de chiffons colorés. De plus, elle entendait comme un murmure vague et lointain la musique qui se jouait en bas. C’était probablement une valse. Prise d’une envie subite de regarder la foule, elle sortit prudemment, le cœur battant la chamade rien qu’à l’idée de se faire prendre. Elle s’accroupit sur le balcon, regarda ce spectacle de femmes et d’hommes richement vêtus, élégants, magnifiques et brillants, ces couples qui tournoyaient sous les luminaires. Elle poussa un soupir, se surprit à les envier. Pourtant, elle n’était qu’elle, Fanny, une petite corsetière. Jamais elle n’aurait le droit de porter ces belles robes de princesse. Elle secoua la tête pour chasser ses idées noires et c’est alors qu’une silhouette attira son attention, en bas. Fatalité ou hasard, Fanny était myope depuis son enfance et elle prit un certain temps avant d’identifier la silhouette comme étant masculine. Il se tenait dans un coin sombre, agitait la tête d’un air nerveux. Il avait une posture souple et droite, une posture de gentleman, des beaux cheveux soyeux et brillants, l’air assez jeune….Mais qui était-ce ? A sa façon de se tenir et à la manière dont il s’agitait, il lui rappelait bien quelqu’un mais…
Soudain, il leva la tête vers le balcon et son regard croisa celui de Fanny. Elle avait beau ne pas bien voir de loin, le regard qui croisa le sien la pénétra jusque dans son âme. Telle la foudre en plein été, une révélation la frappa. Ce regard, cette posture, cette démarche qu’empruntait le jeune homme pour se diriger vers elle lui rappelait…. Martin ! C’était lui, habillé d’une autre manière, en aristocrate !
Effrayée, elle se releva à la hâte, rejoignit sa petite porte. Elle ferma à double tour. Le sang lui monta au visage et elle fit plusieurs tours dans la pièce pour se calmer. Ce n’était pas possible elle avait dû mal voir ! Sa myopie avait dû lui donner une hallucination. Ou alors, c’était l’amour démesuré qu’elle portait au jeune homme qui l’avait fait apparaître en bas, sous ses yeux.
Elle s’assit sur une chaise pour se calmer. Il fallait qu’elle sache, il fallait qu’elle éclaircisse ce mystère. Et bien sûr, elle savait qu’en bon détective, mieux valait se fondre dans la masse. Elle se leva donc et jeta un coup d’œil rapide aux robes de la pièce. Elle en choisit une, jaune safran, certaine que la couleur lui irait parfaitement, drapant ses cheveux de reflets dorés et sa peau pâle d’un peu plus d’éclat. Elle dénoua ses cheveux qu’elle avait négligemment attachés et un rideau blond recouvrit ses épaules nues.
Elle ne prit pas la peine de se regarder dans la glace, sortit à la hâte. Elle mettait un pied sur la première marche des escaliers lorsqu’un homme lui barra le passage. Il la détailla longuement si bien que Fanny se sentit plus agacée que flattée. Elle avait bien envie de lui dire de la laisser tranquille mais, consciente de porter cette robe qui la déguisait en aristocrate, elle s’efforça d’être polie.
-« Excusez-moi, commença-t-elle, je voudrais passer, je suis à la recherche de Martin et… »
L’homme s’écarta d’un millimètre mais lui saisit le bras lorsqu’elle voulut passer.
-« Martin ? Je ne connais personne ici, qui s’appelle ainsi. »
-« Pourtant j’existe bien ! »rétorqua une voix derrière l’inconnu.
Martin apparut, déguisé lui aussi en aristocrate. Il resta muet en découvrant ainsi Fanny, habillée comme dans ses rêves.
-« J’exige des explications ! » hurla la corsetière en tapant du pied.
Elle avait crié si fort que la plupart des convives s’arrêtèrent de danser pour regarder la scène. Fanny devint écarlate. Elle ne savait pas ce que signifiait tout cela mais elle était certaine d’une chose : elle ne se laisserait pas duper deux fois !
