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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par abby19 le 08/01/2010
Martin lui avait menti, elle le savait. Elle l’avait vu rougit, très légèrement, mais elle l’avait quand même aperçu. Fanny était tellement déçue... Ainsi donc, l’histoire que lui avait contée le vieil homme hier au soir était donc vraie. Martin était un noble et cet homme devait être son père. Elle aurait pu le deviner... Ils se ressemblaient tellement.
Fanny senti les larmes lui venir aux yeux. Il l’avait trahit. Martin lui avait promis qu’il lui dirait toujours la vérité. Hélas ça n’était apparemment pas le cas. Des tas de question lui venaient en tête. Martin était-il vraiment son prénom ? Pourquoi s’était-il entiché d’elle ? Mais ces questions allaient rester sans réponses. Elle ne voulait plus le revoir. Jamais... A moins que...
Une idée commença à germer dans l’esprit de Fanny. Si le père de Martin ne voulait pas qu’il épouse une simple corsetière, pourquoi ne se présenterait-elle pas comme étant une noble ? Même si le vieil homme avait vu son visage, Fanny était presque sûre qu’il ne la reconnaitrait pas. Il devait voir tellement de monde chaque jour. De plus, ici, tous le monde faisait en sorte de ce connaitre et d’être ami. Mais en vérité, les coups bas et autre poignards plantés dans le dos étaient monnaie courante à la cour de Vienne, surtout depuis que l’avenir de l’Europe dépendait du Congrès.
Fanny ne traina pas. Elle enfila rapidement une des robes présente dans la pièce. Elle mit également des chaussure assortie à sa robe avant de descendre par l’étroit escalier. Elle ouvrir doucement la porte dérobée et se glissa rapidement dans le couloir. Elle fit quelques pas, quand soudain une belle voix grave l’interpella : " Comment une aussi belle jeune fille peut elle fuir un bal où tous les hommes devraient être à ses pieds ?" Fanny se retourna assez lentement et découvrir l’homme qui venait de lui parler. Il était assez grand, les épaules carrées. On sentait que sous son costume de bal, son corps était très musclé. Ses cheveux roux et ses yeux bleus lui donnait un petit air enfantin. Mais sa mâchoire carré et son nez anguleux rappelaient tout de suite que cet homme était un homme de pouvoir, un homme à qui on ne pouvait rien refuser. Fanny le trouvait charismatique.
"Que Monseigneur me pardonne, je me suis égarée..., répondit Fanny.
Dans ce cas, jolie demoiselle... Nous allons immédiatement remédier à cela" dit il en lui offrant son coude pour la conduire jusqu’à la salle de Bal.
Un homme avec une perruque se trouvait à l’entrée de la salle de Bal. Lorsque celui-ci aperçu Fanny au bras de l’homme, il se retourna aussitôt vers l’assistance, frappa le sol de son bâton et annonça : "Le Tsar de toute les Russies, sa Seigneurie Alexandre Ier" Puis, ne sachant comment s’appelait la jeune fille qui l’accompagnait il se tut, comme tout le monde dans la salle à la vue du couple que venait d’entrée.
Le vicomte Fréderic de Waldaw fut surpris de voir la femme qu’il aimait rentrer ainsi, au bras d’un autre homme, et qui plus est au bras du Tsar de Russie. Il était tellement abasourdi qu’il lâcha son verre de cristal qui se brisa en un tintement délicat. Fanny, elle aussi, était surprise. Le Tsar de Russie l’accompagnait au bal. Elle voyait le regard de toutes les femmes présentes dans la salle se poser sur elle, avec une haine visible dans leurs yeux. Les hommes quand à eux semblaient ébahis par la magnificence de cette jeune femme dont personne ne connaissait le nom.
Ils marchèrent tout deux d’un pas lent, les gens s’écartaient à leur passage. Mais ils furent rapidement interpeller :
"Diantre, Votre Altesse, je pense que vous avez la plus belle femme du monde à vos côtés ! s’exclama Lord Wellington. Comment s’appelle cette charmante personne ?
Et bien, mon ami, je n’en ai absolument aucune idée ! dit-il tout en se retournant vers Fanny.
Veuillez excusez mon impolitesse de ne pas m’être présenter à vous, Votre Altesse ! fit Fanny en esquissant une délicate révérence, alors que ses méninges remuaient à toute vitesse. Je suis la Marquise Fanny de La Grap !
Fanny, quel beau prénom ! s’exclame Lord Wellington.
Mais si vous voulez bien nous excusez, Sir Wellington, nous aimerions danser, la Duchesse et moi-même ! Musique !" cria le Tsar au chef d’orchestre.
Fanny et le Tsar entamèrent une longue valse. Alexandre dansait magnifiquement bien. Heureusement que Martin avait appris quelques rudiments de la valse à Fanny, sinon, elle n’aurait pu taire son mensonge très longtemps. Celle-ci observa quelque peu l’assistance alors qu’elle dansait. Elle découvrit rapidement Martin. Il était en grande discussion avec deux hommes, mais il n’arrivait pas à se concentrer. Fanny le savait. Il avait un tic quand il songeait à autre chose : il faisait courir ses longs doigts fins sur le bord de sa veste, essayant de la lisser au maximum.
A la fin de la valse, le Tsar ne lâcha pas Fanny. Il la trouvait fascinante. Il en profita pour la détaillée. Sa robe rouge contrastait avec se longs cheveux blonds. L’encolure de sa robe dévoilait légèrement le gracieux galbe de sa poitrine. Son cou était fin et joliment agrémenté d’un collier avec une pierre bleue, qui faisait ressortir les yeux de la jeune femme. Le Tsar fut interrompis dans sa contemplation par un individu qui lui demanda de le suivre.
"Voyez vous, Duchesse, les affaires de l’État sont malheureusement pour moi plus importante qu’une danse avec la plus belle femme du monde" lui glissa t’il à l’oreille. Il lui baisa délicatement la main, puis partit. Ce fut à ce moment là que Martin choisit de s’approcher de Fanny. Il l’emmena sur l’un des nombreux balcons du Palais avant que les questions ne fusent et que Fanny se fasse repérée.
"Duchesse..., soupira Martin.
Et toi ? Qui es-tu ? demanda-t-elle. Et ne me ment pas ! Je t’ai bien observé... Tu n’es pas un domestique !
Désolé de t’avoir mentis, Fanny... Mais j’y étais obligé ! Je me nomme Fréderic de Waldaw. Qu’aurais-tu pensé de moisi je t’avais immédiatement révélé mon identité ? Que j’étais seulement un de ses nobles qui en veulent uniquement à la vertu des jeunes filles...
Alors, pourquoi es-tu intéressé par moi ? Quelles sont tes motivations ? demanda-t-elle, d’une voix fluette, alors que les larmes commençaient à lui venir aux yeux.
Parce que je t’aime ! soupira-t-il en la serrant contre lui.
Tu m’aimes vraiment ? questionna-t-elle alors que les larmes coulaient sur ses joues.
Oui ! Je vous aime Fanny de La Grap ou Fanny tout court !s’exclama t’il. Et toi ? Est-ce que tu m’aimes ?
Bien sûr ! Je vous aime, qui que vous soyez ! Martin ou bien Fréderic, les deux me vont tant que tu es avec moi !
Et le Tsar ? Tu semblais bien apprécier sa présence et lui aussi !
Je lui dirais simplement que la place dans mon cœur est déjà prise !"
Fréderic fut tellement content d’entendre les mots de Fanny... Ces mots qu’il attendait depuis tellement longtemps. Il brava les convenances et embrassa passionnément sa bien-aimée, qui répondit aussitôt à son baiser...
