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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par Ben le 12/01/2010
L’homme la regarda d’un air sombre et mystérieux. Ses yeux noirs aussi menaçant que les ténèbres et mystérieux comme la nuit ne cessaient de la fixer. La jeune fille sentit ses muscles trembler, et son être se dérober devant la puissance que dégageait l’homme. Elle n’aurait jamais pensé une seule seconde, dévier ses propres yeux du visage de l’inconnu. Quelque chose en lui la fascinait. Puis, tout doucement, il tendit sa main et articula des mots qu’elle n’entendit pas. Mais sans même savoir pourquoi, peut-être inconsciemment, elle mit sa paume dans la sienne et le suivit dans un monde qui n’était pas le sien.
Dans la pièce principale, qui accueillait multiples gens de hautes fonctions, la danse était à l’honneur. Chacun semblait ne serait-ce que quelques instants oublier les rivalités, les affaires, les complots qui les liaient. Des jeunes comtesses virevoltaient dans les bras d’un homme qu’elles ne connaissaient et qu’elles ne connaitront peut-être jamais.
La chaleur montait dans la salle. Frederick observait la scène qui se déroulait devant lui. Immobile près du mur il attendait patiemment. Ses yeux n’arrêtaient pas de balayer la pièce. Le comte de Waldaw espérait qu’un des ses concurrents face une erreur, une petite bêtise qui pourrait lui permettre de rattraper sa bourde précédente.
Le plus dure dans tout ça, c’était surement le fait que son père avait à présent un coup d’avance sur lui. Le pacte n’était plus à l’avantage du jeune homme. Le sourire mesquin de son père l’avait terriblement énervé mais l’instant passé avec sa maitresse avait enlevé toute colère en lui. Tout lui semblait si facile avec elle. Pas qu’il puisse la tromper sur sa vraie nature, non mais avec elle, il se sentait libre et d’être ce qu’il voulait vraiment être. Elle était si belle, si gentille mais aussi si tellement naïve…Il se doutait bien qu’un jour au l’autre il devrait tout lui avouer pour ne pas mettre en péril leur relation. Si par mégarde elle devait l’apprendre par elle-même, par une situation quelconque sa véritable identité, sa leur serait fatal. Surtout pour lui.
Soudain, la musique s’arrêta et un homme du même âge que Frederick s’avança vers lui. Il avait des cheveux courts, et le visage habillé par la joie et un sourire qui semblait durer éternellement. Frederick du baisser ses yeux pour pouvoir ancré son regard dans celui de son interlocuteur. Il possédait au moins deux têtes de moins que lui. Puis, il analysa ses habits qui étaient un élément essentiel pour savoir dans quelle condition vivait un Homme de nos jours.
L’homme portait des vêtements de haute noblesse, faits en soie qui semblait tout à fait fin et legé. Une ligne blanche ornait son haut noir lui donnant une sorte de prestige particulier. Le comte Waldaw sourit.
Toujours aussi élégant Wallace. Dit-il d’une voix souple et amicale.
Que dire de vous monsieur le comte répondit-il avec ironie.
Puis, instinctivement, ils se prirent dans les bras chaleureusement.
Comment va mon ami ? Demande Frederick
Bien, tant que le mien se porte aussi bien.
Eh bien, pas trop je l’avoue. J’aimerai te faire part de quelque chose et te demander un service que seul un ami de cœur pourrait remplir avec discrétion et confiance.
Je t’écoute.
Soulagé que Wallace accepte, Frederick lui narra toute l’histoire. Son échec devant le Tsar, la rencontre avec Fanny et la solution qu’il devait trouver pour la sortir d’ici. Wallace l’écouta sans l’interrompre et le compte Waldaw en fut reconnaissant. Les deux compères se connaissaient depuis leur tendre enfance. Wallace faisait partie de la famille cousine du père de Frederick. Tandis que leurs pères chassaient ensemble, leurs mères se rendaient compagnie et c’est alors qu’une grande amitié naissait entre les deux garçons. D’après les dits de beaucoup de bourgeois, jamais on les avait vu séparé l’un de l’autre…avec Fanny, il était la personne qui comptait le plus pour lui.
Quelle histoire tordue dis-moi précisa Wallace. Que puis-je faire pour t’aider ?
Il faudrait détourner l’intention de la police secrète et des gardes du palais.
Comment comptes-tu t’y prendre ? S’enquit Wallace.
J’ai ma petite idée. Dit-il.
Je suis avec toi…inutile de te dire que tu peux me faire confiance mon ami. Répondit Wallace avec beaucoup de fierté.
Tu n’avais pas besoin de le préciser…voila pourquoi je t’ai appelle toi. Bon voila le plan…
Tandis que les deux amis préparèrent leur coup, les convives reprirent la danse avec plaisir ne se doutant de rien. Plusieurs personnes se demandaient ou pouvait bien se trouver le Tsar qui avait disparut depuis plusieurs minutes à présent. Mais l’inquiétude si grande pourrait-elle être, personne ne dédaigna d’en apprendre plus.
Plusieurs dizaines de minutes passèrent et Frederick –qui se situait en dehors du palais- entra en courant, la figure toute sale et les vêtements un peu déchirés. Des exclamations s’élevèrent dans la pièce et la musique s’arrêta. Des chuchotements et des cris d’angoisses se firent entendre. Un garde s’avança vers lui l’air surpris.
Messire Waldaw, que vous est-il arrivé ? Commence t-il en l’aidant à marcher.
Un…un homm…m’a attaqué alors que je marchais au clair de lune…sur…surgissant de derrière la forêt obscure il m’a agressé et volé mes biens…j’ai réussis à le toucher…il ne doit pas bien être loin…il a prit la montre...de ma mère…dit-il avec douleur.
A la garde, A la garde, fouillez les environs, dépêchez vous ! Crie un sergent.
Des dizaines de soldats sortirent de l’enceinte et se dirigèrent vers la forêt. Frederick eut à peine le temps de voir des personnes couvertes de noires se précipiter à la suite. Les invités en firent de même. Le comte Waldaw sourit alors. D’un geste il parvint à persuader le garde qui le soutenait de rejoindre les autres et que tout allait bien pour lui. Au moment ou il fut tout seul, il courut vers la chambre ou Fanny l’attendait. Le plan a parfaitement fonctionné jubila intérieurement le jeune comte. J’arrive ma belle… Mais il n’avait fait que quelques mètres, qu’on l’interpella. A contre cœur, Frederick se retourna et découvrit avec stupeur qu’il s’agissait du Tsar en personne. Que me veut-il ? Pensa-t-il. Dire que j’étais tout près du but… -Que vous est-il arrivé mon brave ? -Un homme m’a attaqué derrière les buissons…répondit Le comte Waldaw avec crainte. -Oh misère…vous me sembliez pourtant en pleine forme vu votre apparence…dit le Tsar en élevant la voix. -Je voulais prendre une douche, pour ne pas paraître si…enfin vous comprenez je pense. -Arrêtez de penser à notre place jeune homme ! - Pardonnez-moi… -J’aime mieux ça…²avant que vous ne partiez j’aimerai vous présentez une amie dont j’ai eu l’honneur de faire la connaissance un peu plus tôt… -Monsieur… Une jeune femme sortit de derrière le Tsar Alexandre, et ce fut comme une flèche dans son cœur. Elle portait une robe jaune blanche. On aurait dit un soleil qui se serait perdu dans la nuit. Elle était magnifique, sa chevelure tombait telle des fontaines sur le côté de son visage. Il se sentit comme immobiliser parce qui lui arrivait. La jeune femme quand à elle, se glaça au moment ou elle aperçut Frederick…des égratignures, de la terre trainait sur son visage…et pourtant il était terriblement beau…instinctivement elle commença à s’avancer vers lui quand le Tsar parla. -Madame je vous présente le comte Frederick Waldaw…dit le Tsar… Comte ? Se dit la jeune femme Que fait-elle ici ? se demanda Frederick… C’est…im…commença la jeune femme …possible…Fanny ! Finit Frederick …Martin ! pensa-t-elle. Les deux amoureux se regardèrent dans les yeux. Les larmes commencèrent à prendre leur cœur…La peur, la trahison les habitait…Jamais il n’aurait pensé un jour vivre un instant pareil…
Au fond de la salle, Le père de Frederick se demandait, en regardant son fils et Fanny, qui était l’intrus…puis il rit.
