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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par le 11/01/2010
Frédéric claqua la porte derrière lui. Mais à quoi pensait-il, bon sang ? Serait-il capable de d’épouser une autre femme ? De partager le lit de celle-ci ? D’abandonner Fanny après lui avoir tout révélé ? Non, bien sûr que non. Il s’arrêta devant la porte de la salle de bal. Il repenserai à cela plus tard. Frédéric inspira une grande goulée d’air et pénétra dans la pièce parmi les gens virevoltants au rythme de la valse. Pendant ce temps, Fanny restée seule dans le salon d’essayage, patientait. Elle dansait sur la musique qui lui parvenait par bribes. Un quart d’heure passa et Fanny, lassée d’attendre, entrepris d’aller retrouver Martin. Elle sortit précautionneusement de la petite salle ovale à la recherche de son amant. Elle erra ainsi cinq minutes avant de tomber sur une salle remplit de gens de la haute société. Soudain elle fut attirée par une voix qu’elle aurait reconnu entre mille : Martin. Mais que faisait-il donc avec le Tsar de Russie ? Et cet homme ? Oh ! Mais n’était-ce le monsieur qui lui avait rendu visite et qui lui avait raconter ces horreurs ? Poussée par la curiosité, Fanny s’était rapprochée et un agent de la police secrète l’avait repérée. Lorsqu’elle s’en aperçu, il se dirigeait droit sur elle et immédiatement elle tourna les talon et couru à en perdre haleine jusqu’au salon d’essayage et, butant contre un cintre abandonné par terre, s’étala de tout son long au milieu des robes froufroutant plus les une que les autres. Tout à coup une idée germa dans son esprit. Se débarrassant de ses habits d’homme, elle revêtit plusieurs jupons et une robe écarlate, tranchant avec ses yeux couleur azur, ornée d’or et de dentelles au col et aux manches. Fanny avait à peine trois minutes d’avance. Elle en profita pour brosser ses boucles folles et passa rubans et perles dans sa cascade de cheveux blonds qui fessaient sa fierté. Elle s’observa brièvement dans le miroir nacré de rose et encastré de pierres précieuses. Si les circonstances n’avaient pas été aussi dramatiques, elle aurait dansé de joie devant son travail qui, sans vouloir se montrer prétentieuse, était très réussi. Elle fut tirée de ses pensés par deux coups secs à la porte. Respirant profondément, elle adopta la voix hautaine qu’ont les dames nobles et répondit gracieusement :
Entrez, la porte n’est pas fermée.
Le policier entra en trombe suivi de deux autres gardes, qu’il était sûrement aller chercher, ce qui explique tout le temps qu’il avait pris. Apercevant une demoiselle qui devait être une marquise ou une duchesse, l’agent de police s’arrêta net, rougit puis bégaya pitoyablement en s’excusant :
Je suis totalement navré Madame, mais il m’a semblé que quelqu’un s’introduisait dans cette pièce.
Oh ! feinta de s’exclamer la pseudo marquise, inutile de vous faire du mauvais sang car c’était juste un simple domestique qui m’apportait ces quelques sucreries, et elle désigna le plateau que Martin avait oublier sur le guéridon.
Acceptez mes plus plates excuses Madame.
Ne vous en faites pas. Ah, s’il vous plaît, pourriez-vous prévenir mon domestique Martin que je l’attends ? Je commence à m’impatienter de son absence.
Le policier haussa un sourcil. Visiblement, il ne voyait pas du tout qui était ce Martin.
Mais si, insista la "marquise". Il est grand et mince, il a les cheveux châtain et les yeux verts.
Sauf votre respect, Madame, mais je ne vois qu’une seule personne correspondant à votre description et c’est le jeune vicomte Frédéric de Waldaw.
Fanny en fut troublée. Ce n’était point la première fois qu’elle entendait ce nom.Waldaw. Martin lui cachait quelque chose, c’était certain.
Vraiment ? Cela fait longtemps que je ne l’avais pas vu. Pourriez-vous me l’amener sur-le-champs ici-même, précisa Fanny qui avait du mal à contenir sa peine et sa fureur, que je constate par moi même ?
***FIN***
