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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

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quand l’intruse devient muse...

Par Blondiie le 13/01/2010

« A peine arrivé, si vite reparti… Il n’avait guère fallu de temps au jeune vicomte pour ramener Fanny à la raison, du moins, celle de leur amour. Cet amour naissant qui, par on ne sait quel stratagème, s’assombrissait à présent. Fanny était dans le doute, malgré les dires de son amant. Elle n’expliquait pas le fait que ce vieil homme rencontré la veille est voulu la prévenir de quelque chose, lui éviter une peine insurmontable peut-être… Mais cette histoire était troublante, effroyable. S’eut été totalement inconvenant de penser à une telle liaison, au-delà des limites de l’acceptable. Si cela s’apprenait… Un léger soupir s’échappa de la fine bouche de la jeune femme. A travers le voilage du rideau, elle songeait tout en regardant les mouvements virevoltants des danseuses. Pourquoi en était-elle arrivée là ? Fanny restait figée, comme fascinée par les somptueuses robes de celles-ci. Pendant plusieurs minutes, elle ne cessait de les regarder, tout en comparant sa tenue à travers l’imposant miroir doré de la pièce. Elle n’y voyait guère plus qu’une piètre imitation d’homme. Une corsetière vêtue – non, que dire si ce n’est déguisée, accoutrée – d’un costume d’homme très peu seyant. Pas un mot ne sortait de sa bouche ; D’égale manière, pas une oreille non plus pour l’entendre… Fanny se contentait d’écouter les doux sons provenant de l’orchestre au dehors, tout en s’essayant timidement à quelques pas de danse. Elle paradait progressivement au cœur de la pièce, se laissant emporter par la mélodie. Ses gracieuses jambes prenant soin d’éviter chaque vêtement sur l’invisible chemin qu’elle s’était tracé. Il lui vint une idée. Fanny jetait soudain deux trois regards autour d’elle, un sourire se dessinant sur son visage laiteux. Dieu sait que ses quelques camarades avaient raison, elle avait une imagination débordante. Il lui prit l’envie d’essayer une tenue de bal, toutes ces couleurs amoncelées autour d’elle la rendaient heureuse. Elle qui n’avait jamais le droit de porter de telles tenues, qui se contentait de les confectionner et les ajuster à la taille et la poitrine de chacune de ses maîtresses… C’était à présent à elle, à son tour de jouer aux aristocrates. Fanny défaisait alors la coiffe négligée qu’elle avait dissimulée auparavant sous le haut-de-forme, et laissa tomber sur ses frêles épaules une ample chevelure blonde, en cascade. Les boutons de son encolure se défirent un à un, laissant apparaître une peau aussi douce que la soie. Elle distingua une tenue d’une délicieuse couleur nacrée. Elle se para de très peu de bijoux, il ne fallait pas qu’elle s’attire trop d’ennuis… Surtout à la cour de Vienne, soir où toutes les familles princières étaient présentes. A peine eut-elle le temps de s’habiller et se faire une toilette convenable, qu’elle entendit un bruit provenant de la porte dissimulée. Fanny prit une pose des plus naturelles dans le guéridon se trouvant à proximité, puis fixa d’un air sérieux l’une des œuvres accrochées au mur. Une main glissa silencieusement le battant de la porte, laissant apparaître la carrure d’un homme. Ce n’était pas Frédéric, ça ne lui ressemblait pas du tout. L’homme s’avançait, laissant peu à peu la lumière éclairer un costume impeccable. Assujetti par la beauté de Fanny, se trouvant en face quelques peu étonnée, il se présenta et l’invita dans un même élan à danser en sa compagnie. Fanny et le Tsar de toutes les Russies… Était-ce une hallucination ? Elle n’eut guère le temps de s’en préoccuper, il lui fit un bref baise main avant de l’entraîner derrière lui avec prévenance. En un claquement de talon, elle se retrouvait déjà au dehors en compagnie de toute mondanité. Chaque homme et chaque femme autour d’elle esclaffait, dansait, s’empressait de déguster les amuse-bouche tout juste sortis des cuisines. Une telle ambiance, elle en avait le cœur qui battait la chamade. Aussi sentait-elle la présence de son amant ? Une légère révérence, puis ce fut parti pour une valse de violoncelles. Le Tsar apposa délicatement sa main droite dans le dos de Fanny, puis menait la danse. Fanny, quant à elle, tentait d’apercevoir la figure de son tendre amour à travers la salle de bal bondée. L’instant suivant, elle sentit plusieurs regards s’apposer sur elle. De nombreux invités s’étaient arrêtés afin d’observer le couple qu’elle formait avec le bel héritier. Cependant, cette scène n’eut guère pu durer plus longtemps… de peur qu’elle n’attire autre que de simples jalousies. Après quelques mots bafouillés au russe, elle prit la traîne de sa robe puis pressa le pas vers le coin isolé où elle distingua Frédéric dans l’ombre. Les deux amants se regardaient amoureusement, malgré l’annonce de ce dernier. Fanny ne pouvait rester en ces lieux sans se faire repérer par la police secrète. Elle comprit alors qu’il lui avait trouvé une issue de secours, et qu’il lui expliquerait tout plus tard, lorsqu’il serait temps. Ce regard de braise que lui faisait Fanny suffit à prouver qu’elle lui accordait de nouveau sa confiance. Après avoir apposé un prompt baiser sur sa main, les yeux remplis d’émoi, il regarda partir sa muse… »

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