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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par mordhie le 08/01/2010
Martin referma la porte derrière lui, laissant Fanny dans la semi pénombre de la salle cachée.
Mi soulagée, mi confuse, la jeune fille se demandait dans quel pétrin elle avait bien pu se mettre. Son impulsivité lui créerait des problèmes à n’en pas douter. Mais quand le vieille homme était venu lui raconter toutes ses sornettes sur Martin, son Martin, son sang n’avait fait qu’un tour. La colère d’avoir pu être prise pour oie blanche mêlée à l’envie irrépressible de revoir son bien-aimé avait amené la corsetière à vouloir en avoir le cœur net de suite. Étant ce qu’elle était, impulsive et créatrice, il ne lui était pas venu à l’idée de venir frapper à la porte des domestiques ou de questionner les serviteurs. Trop simple comme plan. Non, son esprit fantasque lui avait plutôt soufflé de s’introduire frauduleusement dans le palais, habillé en homme… de la garde qui plus est. Ce qui l’avait plus tôt amusée et excitée commençait à retomber et Fanny apercevait la folie qu’elle avait commise et le danger qu’elle faisait courir à ce pauvre Martin. Soudain ce long manteau sombre et ce pantalon trop étroit lui brulait presque la peau et la jeune corsetière ne pouvait plus endurer de les porter. Elle fit un tour sur elle même et décida que les belles dames de la cours ne lui en voudrait pas d’emprunter quelques affaires. Après tous, à les laisser trainer au sol ainsi c’est qu’elles ne devaient pas leurs accorder grand intérêt.
Fanny s’agenouilla et se mit à faire le tri dans le monticule de vêtements. Il y avait nombre de bas, de corset et de jupons, mais peu d’ensembles. Elle n’allait tous de même pas sortir en dessous ? Pour le coup son costume de garde était encore ce qu’il y avait de plus discret. Alors qu’elle remontait sa main d’un amas de froufrou, la jeune femme sentit quelque chose lui piquer un doigt. Elle approfondit sa recherche et remonta à la surface une large enveloppe brune assez épaisse. Intriguée Fanny tâta le pli et le retourna pour l’ouvrir mais aperçu un large sceau de cire rouge fermant hermétiquement la lettre. Un long fil d’or strié de noir était pris dans la cire.
Qu’est ce que cela faisait sous des jupons ?
La jeune fille n’eut pas le temps de ce poser plus de question puisque la porte grinça sur ses gonds en s’ouvrant. Ne sachant que faire, et n’ayant plus le temps de cacher sa découverte, Fanny décida de se recouvrir le visage avec sa capuche. Cela lui laisserait peut-être un peu de temps pour réfléchir face à l’inconnu qui entrait dans la pièce.
L’homme –devina-t-elle d’après sa taille et sa corpulence- referma la porte derrière lui et resta délibérément dans l’ombre que n’éclairait pas le bougeoir. Il se racla la gorge et serra les poings devant lui. Fanny suait à grosse goutte sous son manteau sombre, mais elle était bien heureuse que celui ci couvrit ses jambes, masquant ainsi à l’inconnu que ses genoux tremblaient dangereusement.
« J’attends messager ! » tonna la voix de l’homme dans le noir. « Donne moi la lettre et qu’on en finisse, le bal va bientôt commencer et je n’ai pas encore reçu mes instructions ! Je n’ai pas le droit à l’erreur, ni à l’échec tu le sais bien. »
Fanny, tremblant de plus belle, serra contre elle l’enveloppe prise d’un début d’accès de panique. C’était le moment ou jamais de mettre à profit ses facultés et elle le savait.
A suivre...
