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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

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mais qu’allait-elle faire dans cette galère ?

Par Triskhell le 25/01/2010

Toutes ces belles robes étalées sur le divan du petit salon... Fanny songeait à ses propres vêtements qu’elle portait habituellement ainsi qu’à son costume d’agent de police... Elle devait sûrement faire tâche à côté de Martin qui était toujours bien habillé pour un simple valet de pied. Prêter un peu plus d’attention à ses toilettes, elle n’en aurait jamais les moyens. Ces robes-ci étaient toutes aussi somptueuse les unes que les autres. Au fond de la pièce se trouvait un miroir psyché sur pied. Elle s’avança et observa son reflet puis détourna le regard sur la droite. Là, ses yeux s’agrandir de surprise et de ravissement. Elle n’avait jamais vu de robe aussi... il n’existait pas de mot pour la qualifier. La merveille était suspendue par un cintre au paravent. Des étoiles pleins les yeux, fanny, caressa le tissu soyeux de sa main délicate. Mourant d’envie de l’essayer, elle hésitait. Il ne fallait pas qu’elle soit prise sur le fait. Elle aurait du mal à trouver une excuse valable sur ce coup-ci. Elle jeta un dernier coup d’œil sur la robe et s’en éloigna pour s’assoir sur le divan attendant le retour de Martin. Il ne devrait plus tarder. Cependant, attiré comme un aimant son visage se retourna vers la robe. Si elle l’a passait personne ne serait au courant et si jamais quelqu’un l’a surprenait, elle trouvera bien une astuce. Après tout, les astuces et histoires à dormir debout étaient son rayon. Derrière le paravent, elle se dévêtit à la hâte.

Dans la salle de bal, le tsar Alexandre écoutait le Duc Wellington, avec toute l’attention dont il était capable. Le Duc se perdait dans son discours. Il essayait de ranger le Tsar de son côté discréditant le jeune Vicomte Waldaw. Le bal n’avait pas encore commencé. Les convives discutaient, écoutaient distraitement la musique. Alexandre en avait assez des intrigues. Sa tête était sur le point d’exploser. Il s’excusa auprès du Duc moyennant une affaire urgente à régler.

De son côté, Fanny passa les nombreux tissus qui composaient la robe. Devant le miroir elle admira le résultat. Les jupes étaient amplement drapées. L’ensemble donnait une silhouette à la taille fine due au corset. Le large décolleté de la robe était couvert par un long châle de cachemire brodé aux fils or. Elle ne se reconnaissait plus du tout. Ses longs cheveux tombant sur ses épaules s’ajustaient parfaitement avec le vêtement. Elle trouva un fin ruban de la couleur de la robe sur le cintre qu’elle saisit pour discipliner les mèches de devant en les attachant derrière, laissant ainsi cascader librement ses longueurs.

Une fois dans les escaliers, Frédéric se dirigea vers le premier duo de policiers en faction dans les corridors.

_Messieurs, il serait plus avenant de votre part si vous sécurisiez le périmètre proche de la salle de bal. La protection du tsar ne doit pas être prise à la légère.

Les deux policiers s’inclinèrent devant le Vicomte et partirent. Frédéric continua sur sa lancée en avisant deux autres policiers gardant la porte de service du personnel. La voie était enfin libre pour Fanny. Remontant les escaliers, il songeait à la manière de lui présenter la vérité sur son identité. Il ne pouvait certainement pas lui mentir toute sa vie. Un jour ou l’autre il devra lui dire la triste vérité. Oui, un jour il y penserait… Ne s’attendant pas à rencontrer quelqu’un il bouscula un homme.

_Eh bien, fils, ne regardez-vous donc pas où vous mettez les pieds ? Le bal est de l’autre côté. Hâtez le pas, vous ne voulez pas faire honte à notre nom en arrivant en retard n’est-ce pas ? Craignant de se livrer devant son père, Frédéric s’écrasa bien malgré lui. Il ne fallait surtout pas que son père découvre la présence de Fanny dans l’habitat. Le Comte l’avait déjà trahit, inutile de tenter le diable.

_Bien entendue père…

Les sourcils froncés, le Comte regarda son fils passer devant. Il n’était pas dupe. Quelque chose se tramait sous son nez. Il finirait bien par savoir ce qu’il en était…

Alexandre gravit les escaliers de la demeure à la recherche d’un endroit calme. Un petit salon de préférence, afin de se détendre sur un divan. Il visitait le premier étage. La première pièce était une bibliothèque. Il ouvrit une seconde pièce qui s’avérait être une chambre d’hôte. Il visita ainsi quelques pièces sans succès. A l’autre bout du couloir se trouvait une dernière porte. Il s’avança. La main sur la poignée, il s’apprêtait à ouvrir.

Elle en était là, à rêvasser dans sa belle robe d’emprunt quand elle entendit quelqu’un actionner la poignée de la porte. Elle se retourna vers celle-ci avec un visage affolé. Que faire ? Que dire ? Elle respira un grand coup, ferma les yeux. La porte s’ouvrit complètement. Un homme charmant, richement habillé se tenait dans le cadre de la porte. Il s’emblait tétanisé par ce qu’il voyait. Fanny était sûre d’être percée à jour. Mais qu’allait-elle faire dans cette galère ?

La porte ouverte, Alexandre était comme foudroyé sur place. Jamais auparavant, il n’avait vu pareil beauté. La jeune femme semblait effrayé d’avoir été surprise. Sans doute terminait-elle à l’instant de se parer pour le bal. Tout en elle exprimait la pureté, autant son visage angélique que ses mains délicates. Il resta là, sans dire mot de peur de troubler la divine créature. Tout cela dura en tout et pour tout quelques secondes. Il se rendit alors compte que son mutisme risquait d’entacher son image.

_Me feriez-vous l’honneur Madame d’ouvrir le bal ?

_...

_Pour m’excuser de vous avoir importuné, ajouta-t-il.

_Soit. Ce sera avec plaisir Monsieur ?

_Alexandre, Tsar de toutes les Russies

_Je suis honorée

Fanny s’inclina devant le Tsar. Par miracle elle n’avait pas été démasquée mais dieu seul savait encore combien de temps cette mascarade allait durer. Pour l’instant, elle ne pouvait se dérober devant le tsar. Elle prit le bras qu’il lui tendait.

La salle de bal était bondée. Toute la noblesse du pays s’y trouvait. Au moment où le tsar et Fanny firent leur entrée dans la salle. Tous les regards convergèrent dans la même direction et le silence fut de mise. Peu à peu les chuchotements se répercutèrent en écho. Les femmes jalousent se questionnaient sur l’identité de la belle inconnue. Le couple s’avança avec grâce au centre de la piste. Fanny s’était délestée au préalable du châle en cachemire. Les premières notes de musiques résonnèrent. Le couple se salua. Ils virevoltaient à présent au gré de la musique avec volupté et aisance. L’assistance en était abasourdit.

Se débarrasser de son père n’avait pas été mince affaire, Frédéric avait cru pendant un moment devoir attendre la fin du bal. Heureusement le Comte fut appelé pour régler un litige sur les quantités de champagne. De retour dans le petit salon, Frédéric fut frappé d’horreur devant la désertion de Fanny. Mais où était-elle passée ? Le bal allait commencer d’une seconde à l’autre, il ne pouvait pas se mettre d’être en retard. Il se dépêcha de gagner la salle de bal par une porte plus discrète que la principale. Le tsar venait d’ouvrir la danse. Il s’avança vers le bord de la piste, aux côtés du diplomate français, Talleyrand. Il porta son attention sur la femme qui évoluait au centre de la salle dans les bras du tsar. Une chevelure blond doré, les traits fins, le tain clair et ce beau visage malicieux ! Fanny ! Cela était impensable et pourtant ! Mais comment en était-elle arrivée là, à valser avec le tsar ? A les observer, une pointe de jalousie s’infiltra dans le cœur du Vicomte… Plus important encore, à en juger par le regard du tsar, il semblait fort épris par la beauté de Fanny… Comment allaient-ils faire pour se sortir de cette galère ? Il devenait primordiale qu’elle sache la vérité sur son identité pour ne pas risquer de se compromettre. En aurait-il la force et le courage ? Sans aucun doute. Sa priorité était dorénavant de protéger Fanny de tous les rapaces de la Cours…

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