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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par sally54 le 14/01/2010
Fanny déplaça les vêtements qui encombraient un sofa et s’y laissa tomber. Les minutes passèrent et Fanny commença à s’ennuyer. Elle regarda autour d’elle et son regard fut attiré par une somptueuse robe de couleur beige posée, sur un fauteuil en velours. Elle avait un joli corset et des broderies en perle formaient une ceinture qui soulignait la taille. Fanny fut, soudain, prise d’une folle envie de l’essayer. Mais il ne fallait pas et elle tenta de porter son attention sur autre chose mais son effort fût vain et la tentation trop grande. Elle se leva et souleva la robe, caressa le tissu et la plaça devant-elle. Fanny commença à danser. Elle fit un tour sur elle-même, puis deux. A présent, elle riait aux éclats. Elle débutait un autre tour quand on frappa à la porte. « -Bonsoir Madame, excusez-moi de vous déranger, je suis Frida Töller, je suis la femme de chambre de Madame la Marquise de Wissenbrau, ma maitresse m’a demandé de lui rapporter son éventail me permettez vous d’entrer ? » Me voilà démasquée et ma couverture fichue, pensa Fanny. Que vais-je faire ? Son regard se posa alors sur une jarretière qui trainait sur le sol au pied du fauteuil et soudain une histoire passa dans son esprit. Elle allait se faire passer pour la fille de la Comtesse de Castlereagh qui un jour avait eu l’idée saugrenue de se coiffer du ruban de sa jarretière lors d’un bal. Ce qui n’avait pas manqué de remplir les chroniques de l’époque. Fanny avait choisi là une famille dont la dignité avait été remise en cause, mais comme cette famille n’osait plus paraitre en public, sa couverture serait crédible. Fanny remit la robe en place et alla de nouveau s’asseoir sur le sofa à la manière d’une grande dame. « -Entrez dit-elle d’une voix distinguée. » La poignée tourna et la porte s’ouvrit sur une petite servante un peu enrobée. « -Monsieur je suis confuse, dit cette dernière surprise. Je croyais avoir affaire à une Dame… -Taisez vous donc petite sotte, l’interrompit Fanny. Croyez vous vraiment que je sois un homme dit-elle en lui montrant ses longs cheveux. -Non Madame mais vos … -Assez ! Cessez donc de jacasser dans le vide et proposez moi donc votre aide ! C’est un véritable scandale ! J’irai trouver votre maitresse et je lui rapporterai quelle gourgandine vous êtes. -Madame veillez m’excuser m… -N’allez-vous donc pas vous taire petite impertinente ! Ne restez donc pas plantée là comme une potiche et partez me trouver une aide un peu plus efficace que la votre. Dites que Madame la Vicomtesse de Castlereagh s’est fait dérober ses vêtements et qu’elle est obligée de rester cachée, habillée dans un accoutrement masculin. Et tentez de retrouver Louise ma femme de chambre, cette coquine était partie chercher de l’aide mais elle n’ait toujours pas revenue ! Dites lui bien si vous la retrouvez qu’elle sera immédiatement congédiée. -Bien Madame, dit la servante au bord des larmes. » Elle s’inclina et partit en refermant la porte derrière elle. Fanny attendit quelques secondes en retenant son souffle, puis elle se détendit un peu. Espérons que cette mascarade fonctionne jusqu’à ce que je puisse trouver le moyen de me sortir de ce pétrin, pensa Fanny. Elle n’eut pas le temps de réfléchir d’avantage à son plan, des pas pressés se firent entendre de l’autre coté de la porte. Quelqu’un frappa et n’attendit pas la réponse avant d’ouvrir. Des dizaines de Dames suivies de leurs femmes de chambre se pressèrent dans le petit salon. Fanny se leva pour faire face à cette petite troupe et sentit le rouge lui monter aux joues. « -Mesdames, dit Fanny pour couper le silence. Vous me voyez confuse de me présenter à vous avec un tel accoutrement, mais mes robes de bal semblent avoir été volées et ma servante que j’avais envoyé chercher de l’aide semble avoir disparu. Les seuls vêtements que j’ai réussi à trouver sont ceux de mon fidèle valet qui patiente dans une des salles de toilette du palais. »
Une Dame très élégante s’avança vers Fanny. Elle était magnifique jamais la corsetière n’avait vu tant de rubans et de broderies sur une même robe. Derrière elle se tenait la petite femme de chambre et Fanny comprit alors qu’il s’agissait de Madame la Marquise de Wissenbrau. Fanny salua la Marquise d’une révérence. « -Madame la Marquise de Wissenbrau permettez moi de vous dire que c’est un véritable honneur de vous rencontrer. -Ma très chère Madame Castlereagh relevez vous voyons. Nous sommes toutes absolument navrées de vous voir ainsi dans l’embarras, d’autant plus, que ma petite Frida à une bien mauvaise nouvelle à vous apprendre. Frida viens ici et raconte donc à Madame la Vicomtesse ce que tu as appris. Frida alla se placer à ses côtés. -Madame, je suis allée me renseigner auprès des domestiques pour retrouver votre Louise et il semble qu’un commis de cuisine est aperçu Louise qui quittait en courant le palais avec un grand sac sur le dos. Et selon lui, il pouvait très bien contenir des vêtements. -Dieu du ciel, cria Fanny, je crois que je vais… » Fanny fit mine de s’évanouir, mais plusieurs petites mains la rattrapèrent à temps. On l’aida à s’asseoir et on lui tapota la main pour tenter de la calmer. Intérieurement, Fanny était hilare, jouer les précieuses était un rôle parfait pour elle. Mais elle avait eu de la chance et elle le savait. Heureusement que le Comte disposait de nombreux domestiques et que Louise était un prénom très répandu. « -Ma pauvre Madame, c’est une chose bien triste qui vous arrive, intervient la Marquise. S’il y a quelque chose que nous puissions faire pour vous rendre la chose plus agréable, soyez certaine que nous en serons ravies. -C’est très aimable à vous Mesdames, mais croyez bien qu’après cette mésaventure, je n’ais plus le cœur à la fête. Je souhaiterais simplement être présentée à notre hôte Monsieur de Waldaw et j’espère qu’il saura se montrer compréhensif et qu’il acceptera que des membres de sa suite me raccompagnent. -Je ne doute pas de la générosité de notre hôte Madame et je suis sûre qu’il acceptera très volontiers de vous fournir une escorte. Mais vous devriez peut-être vous préoccuper de votre tenue et pour cela je crois que je peux vous être utile. Frida allez donc chercher ma seconde robe de bal.Frida revint près de sa maîtresse et tendit la robe de couleur beige à Fanny. -Madame, je ne peux pas accepter… -Maintenant Mesdames, reprit la Marquise s’en prêter l’oreille à Fanny. Je crois que nous pouvons nous retirer le temps que nos fidèles femmes de chambre s’occupent de Madame de Castlereagh. » Quand toutes les Dames furent sorties, les femmes de chambre s’affairèrent autour de Fanny Quand elles eurent fini, elle s’approcha du miroir accroché au mur et écarquilla les yeux. Elle était méconnaissable. Dans cette robe elle ressemblait vraiment à une dame de la haute société.« -Eh bien, il faut croire que toutes les femmes de chambre ne sont pas des coquines comme ma Louise. Vous avez fait un très bon travail. » Ces dernières s’inclinèrent. Elles venaient de se redresser,quand on frappa à la porte.Celle-ci s’entrouvrit et la voix de la Marquise de Wissenbrau monta de l’entrebâillement :« -Chère Madame êtes vous parée comme il se doit ? -Oui, entrez donc Ma Chère que je puisse vous dire à quel point je vous suis reconnaissante. » La porte s’ouvrit et Madame la Marquise entra seule dans le salon, pendant que la suite des Dames de la cour attendait sur le seuil. « -Et bien Madame la Vicomtesse permettez moi de vous dire que cette robe vous sied à ravir. Mais ne perdons pas de temps, renchérit-elle. Nous sommes allées trouver le Comte et le Vicomte de Waldaw et comme vous l’avez demandé les voici tous les deux. Mesdames si vous voulez bien, faites place à nos hôtes. » Les Dames de la cour s’écartèrent laissant à Fanny le loisir d’apercevoir le Comte et le Vicomte. « -Chère Madame de Castlereagh, je vous présente Monsieur le Comte de Waldaw et son fils le Vicomte de Waldaw. -Non, hoqueta Fanny. »