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Lecture Academy

La trace de l'ange (j'aimerai avoir des avis…)

Ce sujet a 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Avatar de petitefée petitefée, Il y a 3 années, 1 mois.

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)
  • Auteur
    Articles
  • #251513 //
    Avatar de petitefée
    petitefée
    Membre

    Salut à toutes et à tous !

    Ca fait un sacré bail que je ne suis pas venue faire un tour par ici, faute de temps…

    J’aimerai remettre ici le début d’un roman que j’ai commencé à écrire il y a quelques temps… Il est loin d’être fini, mais je pense que j’ai besoin d’un peu de motivation pour continuer, alors je me dit qu’un dialogue constructif autour du début pourrai m’aider a m’y remettre…

    Je vais surement mettre quelques pages Word et tout couper en plusieurs fois, histoire de ne pas vous imposer un pavé directement :).

     

    Merci d’avance à celles et ceux qui prendront le temps de lire, et à vos critiques ! (constructives, of course ^^)

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    #251514 //
    Avatar de petitefée
    petitefée
    Membre

    Chapitre 1
    J’aime être dans les bois. Ce mélange de couleur, entre le marron de la terre et des écorces d’arbre, les multiples teintes de vert des feuilles et les touches de bleu du ciel m’apaisent à chaque fois. Je sens la terre chaude sous mes pieds nus. C’est sous un arbre que je l’aperçois, comme d’habitude. C’est toujours le même arbre, éclatant d’un vert pâle, mêlant le marron et le rouge au creux de son tronc. Ses branches s’entrelacent infiniment, tendrement secouées par la brise tiède du vent d’été.
    Mon grand-père est face à moi. Il est grand et fort, et je me sens si petite face à lui.

    –  Ma petite Kelissa, il faut que tu sois forte. Toi seule es en mesure de sauver sa vie. N’accorde pas ta confiance à n’importe qui. Suis la trace de l’ange Kelissa, lui seul connait le chemin.

    A ces mots, je sens mon corps s’alourdir. Je ne comprends pas. Je me retourne, et voit ma mère, si belle dans sa robe bleue, qui sert contre elle le petit corps frêle de me petite sœur Elina. Elle me sourit.
    –  Viens Kelissa, laisse dont papy se reposer.
    Mais je ne peux pas bouger. Mes pieds, mes jambes, mon corps entier sont comme enracinés dans la terre froide qui nous entoure. Le décor change, et la chaleur de l’été fait bientôt place à un froid vif qui m’engourdit les pieds. Je me retourne vers mon grand-père, espérant trouver chez lui la chaleur réconfortante qui le caractérise tant. Mais à la place de l’homme grand et fort que je connais, je l’aperçois, pâle, le regard vide. Son corps se tord et se pli, et sa bouche s’entrouvre comme pour dire quelques mots. Je ne peux toujours pas bouger. Mon corps ne me réponds pas, prisonnier du froid et de la glace. Dans un dernier élan, mon grand-père se redresse. Il s’avance de quelques pas, tombe à genoux, et dans un murmure me rappelle « l’ange ma petite, n’oublie surtout pas ». Puis ses yeux, si beaux et si verts, prennent une couleur pourpre. Son visage se creuse, et son corps, animé de soubresauts, disparaît dans la neige qui recouvre maintenant le sol gelé. Et je tombe, dans un tourbillon de vert, de marron, de rouge et de bleu. Je tombe sans pouvoir me raccrocher à quelque chose, et j’entends inexorablement ce murmure, comme une chanson dont le refrain ne nous lâche plus.
    – L’ange, n’oublie pas Kelissa.
    ***
    Je me réveille dans un sursaut. Je suis trempée de sueur, et mes muscles sont encore contractés, endoloris par le froid et la neige de mon rêve. Je commence à en avoir l’habitude, chaque jour mes réveils sont de plus en plus douloureux. Il fait encore nuit, comme chaque fois que je me réveille dans cet état second. Il est 4 heures du matin, l’heure de ma naissance selon ma mère. Je m’assois tant bien que mal dans mon lit. Mes draps sont trempés, me voilà encore bonne pour les changer, et trouver une nouvelle excuse à offrir à ma mère pour ces nombreuses lessives qu’elle estime superflues. J’enfile mes chaussons et mon peignoir avant de me glisser hors de ma chambre. Un coup d’œil furtif par la porte de la chambre d’Elina m’assure qu’elle dort à point fermé. Pour une fois, elle n’a pas fait le mur en pleine nuit. J’attrape mon portable sur la table de la salle à manger et allume la bouilloire afin de me faire un thé. Malgré mon corps trempé de sueur, je me sens gelée, et mes mains sont tellement froides qu’elles en deviennent presque bleues. Je les réchauffe doucement contre la tasse brulante, et l’odeur de fruit rouge qui s’en échappe détend peu à peu mon esprit. Une heure plus tard, après m’être vraiment détendue, je décide de filer à la douche. Je sais qu’il est impossible que je me rendorme de toute façon, alors autant profiter que la salle de bain soit libre. L’eau chaude qui glisse sur mon corps nu me rappel la sensation de chaleur ressentie quelques heures plus tôt, dans ce bois qui m’est désormais familier. J’entends une porte s’ouvrir, et la voix de ma mère me ramène à la réalité.
    –  Kelissa, qu’est-ce que tu fais ? On va finir par être en retard si tu ne te dépêche pas de sortir de cette salle de bain !
    Effectivement, en m’enveloppant dans ma serviette de bain, je me rends compte qu’il est déjà 7h. Zut, j’ai passé presque deux heures sous la douche, qui m’ont paru durer à peine quelques minutes.

    J’arrive dans la salle à manger. Ma sœur est à table, les yeux encore gonflés de sommeil. Elle n’a jamais été très matinale. Moi non plus d’ailleurs, sauf depuis quelques temps.
    –  Salut princesse, lui lançais-je en posant un baiser sur sa joue.
    Princesse, c’est comme ça que je l’appelle depuis qu’on est petites. Ça l’a toujours fait rire, et il est rare que je l’appelle par son prénom, sauf quand je suis énervée. Elle me répond d’un sourire, et pousse vers moi une tasse de café encore fumant. Je m’assois face à elle, et attrape un pain au chocolat dans le panier posé au milieu de la table. Le petit déjeuner terminé, je retourne dans ma chambre en attendant qu’Elina soit prête. Chaque matin je l’emmène au lycée, avant de me rendre à la fac, où j’ai intégré l’année dernière une licence d’art plastique. Mes dessins ont toujours époustouflé toute la famille, et j’ai toujours été encouragé à développer mes talents artistiques. Excellente élève malgré moi, je ne prends même pas la peine de réviser mes partiels, car concernant le dessin, la peinture ou même l’histoire de l’art, tout me paraît naturel. Et pour cause, depuis mes 5 ans, dès que j’ai en main n’importe quelle chose permettant de laisser une trace, j’entre dans une sorte de transe, dont je ne sors qu’après avoir terminé les moindres détails de mon dessin. Il m’est arrivé de rester ainsi plus de dix heures sans bouger de devant ma feuille, incapable de contrôler mon corps ou les mouvements de mes bras.
    Elina frappe doucement à la porte.
    – J’suis prête, lance-t-elle d’un ton jovial. Dépêche-toi, je dois rejoindre Praël avant d’aller en cours !
    Discrètement maquillée, ma sœur est toujours aussi belle, et elle sait parfaitement se mettre en valeur. Elina est de 2 ans ma cadette. Elle a de magnifiques grands yeux bleus, et ses cheveux roux tombent en cascade jusque ses hanches. Une pointe de jalousie me saisit. Je détourne le regard, attrape ma veste en cuir bleu-vert, et les clés de ma voiture. J’embrasse ma mère, comme chaque matin, lui souhaite une bonne journée, puis nous filons à la voiture.
    Après avoir déposé Elina, j’enfreins quelques limitations de vitesses, afin de ne pas être trop en retard à la fac. Cali m’attend devant la porte. Cali est l’une des personnes les plus importantes à mes yeux. Je l’ai rencontrée au lycée, alors que nous avions quinze ans à peine, et la même passion pour les arts et le dessin. C’est ensemble que nous avions fait nos premières expériences, nos premières découvertes. Mais cette époque me parait maintenant lointaine. Cali est avec Sorenn, un beau garçon à peine plus vieux que nous, depuis maintenant presque 4 ans. Autant dire que nos discussions concernant les mecs n’ont pas eu lieu depuis un bail, surtout prenant en compte le fait que ma vie sentimentale se fait relativement déserte depuis de nombreux mois.

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