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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

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la vérité vraie ?

Par mon_choux le 07/01/2010

Seulement, il savait que leur histoire était vouée inexorablement à l’échec. Comment pourrait-il se marier avec une autre femme, partager sa couette avec celle-ci en aimant une autre ? Fanny attendait sagement le retour de son amant. Même si elle n’en avait rien laisser paraître, elle se sentait quelque peu frustrée. Elle commençait à regretter de s’être introduite pour démentir ses doutes futiles quand des éclats de voix piquèrent sa curiosité. A pas de loup, elle se dirigea vers la porte fermée menant au balcon et l’entrebâilla légèrement. Elle détaillait la pièce somptueuse, les riches vêtements princiers et l’abondance de nourriture avec un mélange d’envie et de réticences. La haute société était connue dans les bas quartiers pour ses complots et ses faux semblants. Un des nobles l’intrigua, il était vêtu exactement comme Martin et Fanny, en proie à un mauvais pressentiment, se rapprocha du balcon pour mieux voir. Trébuchant contre une marche, elle étouffa un cri et s’accroupit pour que personnes ne la voie. Après une minute d’immobilité, elle se redressa et contempla Martin. Il discourait avec un vieillard aux vêtements verts parsemés de fils couleurs d’or. Elle rencontra les yeux d’un jeune homme qui se tenait dans un coin de la salle et comprit, trop tard, la bourde qu’elle venait de faire. Reculant en niant de la tête, elle se retourna dans la pièce, anxieuse. Bientôt, la police secrète entrerait, alertée par ses étourderies. Une idée lui vînt à l’esprit, bien qu’un peu folle, elle ne lui paraissait pas impossible. Elle démit son habit de garçon et entreprit de passer une jolie robe crème bordait de fine dentelle blanche. Elle s’ausculta dans un petit miroir posé sur la seule table de la pièce et arrangea sa coiffure. Ses cheveux blonds ne ressemblaient plus qu’à un tas de mauvaise paille mais, après quelques coups de brosses, ils redevinrent disciplinés et soyeux. Elle passa des bas et chaussa une paire de chaussures roses pâles ornés de talons et d’un nœud papillon. Des coups discrets à la porte lui donnèrent une douleur aiguë à l’estomac. Reprenant ses esprits, elle s’imagina son rôle et chantonna d’une voix douce :
- Entrez, la porte est ouverte. Le jeune homme qui avait croisé son regard la détailla longuement.
- Je suis sincèrement navré madame, je pensais qu’un domestique nous épiait du haut du balcon.
- Oh... Ne vous blâmez pas. Le domestique que vous aviez aperçu était mon valet. J’avais une requête à lui demander mais, malheureusement, il a disparut. Son nom est Martin, il a l’apparence d’une personne de haute naissance, il est mince et grand, ses cheveux sont bruns et ses yeux bleus, si vous le voyait, pourriez vous lui demander de me rejoindre dès à présent ici même ? Son histoire paraissait parfaite, peut-être un peu trop, puisque son interlocuteur fronçait les sourcils.
- Je ne connais aucun domestique du nom de Martin, par contre, le jeune vicomte Frédéric de Waldaw correspond parfaitement à votre description. Êtes-vous certaine que votre requête n’est pas de courtiser monsieur Waldaw ? Fanny était troublée. Le vieillard lui avait donné exactement le même nom. Est si Martin n’était pas celui qu’il prétendait être ? Elle prit une grande inspiration et déclara, d’un ton décidé.
- Ma foi, vous avez raison, j’aimerai énormément rencontrer le jeune vicomte, auriez-vous l’amabilité de me le présenter, je vous en serez redevable.

***FIN***

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