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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par just-smiley-Euxx le 18/01/2010
Les deux valses seront jouées de huit heures à huit heures trente du soir
Ses histoires étaient son échappatoire. S’inventer un monde la rendait particulièrement heureuse. Lui faisait oublier le reste de sa vie, des ses malheurs. Avec Martin, la princesse avait trouvé un prince, un prince qui la suivrait peut-être jusqu’au bout du monde, qui oserait s’afficher avec elle en public. Un prince valet de pied. Cette expression lui arracha un léger sourire. Elle se fichait de ses origines, il pourrait bien être sans-abri, ou même vicomte, comme lui avait dit cet étrange homme à la moustache blanchie par le temps. Un jour un ami lui avait dit :" Tu en auras des papillons dans l’estomac, le cœur qui s’emballe, puisque l’amour rend fou, et te donne tout. Ne t’inquiète pas, un jour tu comprendras.". Maintenant, elle comprenait. Et cet ami avait eu raison, tout ce qu’elle ressentait, c’était sûrement dû à l’amour. Un bruit sourd la sortie de ses songes. Quelqu’un essayait d’ouvrir l’entrée secrète. Oubliant son texte, tout ce qu’elle avait répété des heures, elle essaya de trouver une cachète. Fanny balaya d’un revers de main les robes et autres froufrous entassés sous la table, s’y installa, et repositionna sur elle les tissus aux bordures dorées, soigneusement cousus. La personne entra, chuchotant des paroles inaudibles, sa voix allant en crescendo. Ce n’était autre que Martin, venant la chercher. Elle sorti de sous la table, gênée.
-« C’est ainsi que tu te caches, je croyais que tu étais une “femme de chambre de la marquise près de ses sous” ?
- Ne rit pas, j’ai eu peur, c’est tout ! »
Le ton convaincu de Fanny fit rire Frédéric, qui lâcha par la même occasion les coffrets qu’il tenait précieusement dans son dos.
- « Qu’est-ce ? demanda Fanny, intriguée.
- C’est un cadeau, pour toi, bien évidement. »
Il dévoila une chaîne en argent, avec un pendentif de diamant, brillant de mille feux, magnifique. Fanny hésita, d’où venait ce bijou ? Martin était un valet de pied, n’avais pas les moyens de s’acheter de telles choses ...
-« Prend-le, il ira parfaitement bien avec ceci. »
Le jeune homme sortis de son dos une longue robe, des plus belles, blanche, à corset, cousue de légères perles argentées.
-« Comment as-tu pus avoir tout ... Ça ! Je te rappelle que tu es un valet, et si tu as volé ces choses, je n’en veux pas ! »
Frédéric, qui avait déjà préparé sa réponse, eu un sourire semblable à celui qu’il avait eu devant Lord Wellington.
- « Eh bien, je connais de hauts personnages, mademoiselle ! Cette robe était celle d’une marquise, elle ne l’a jamais portée, étant trop petite pour elle, et ce collier était dans les appartements d’un duc, qui le trouvait simpliste, et qui m’a dit de le jeter .Essaye-les, au moins, que je ne les ai pas ramenés pour rien ! »
Fanny ne put résister, elle avait toujours souhaité porter ce genre de parures, et cette robe était tellement belle. Le jeune homme lui tendit ses cadeaux, qu’elle attrapa vivement en se glissant derrière le paravent. Fanny enfila rapidement la robe et attacha le collier à l’aveuglette. Elle tombait à merveille sur la jeune fille, mettant en valeur ses bras fins et son cou délicat. Sa peau pâle assortie à la blancheur de la robe lui donnait un éclat resplendissant. Avant de sortir, elle lissa la soie de la face de sa robe, et sentit les perles glisser sous ses doigts. Martin l’avait réellement impressionnée. Dans la pièce, la glace reflétait une jeune fille, sourire aux lèvres. Fanny défit son chignon maladroitement, et de légères boucles blondes tombèrent sur ses yeux verts, écarquillés devant l’image d’elle-même. Elle repoussa le bord du paravent, et sortit, laissant Frédéric l’admirer. Il en resta bouche-bée. Il n’avait jamais vu une femme aussi belle. Alors il lui expliqua a quoi servirai ces cadeaux.
-« Je t’invite, si tu es d’accord, bien sûr, a assister au bal avec moi, et être ma cavalière.
- Tu y es convié ? l’interrogea Fanny, telle un enfant trop curieuse.
- Le château entier y es invité ! s’exclama Frédéric, avant de reprendre : Alors, tu acceptes ?
- Volontiers. »
C’est ainsi qu’ils s’en allèrent au bal, sous les regards insistants des domestiques croisés en chemin. Un doux air de musique résonnait dans les couloirs vides du château. Fanny fredonna doucement, ce qui amusa son compagnon. Le jeune couple s’arrêta devant la grande porte, jusqu’à ce que Frédéric inspire profondément, et pousse la poignée. Le bal débutait. L’air de valse n’avait pas commencé. Les invités arrivèrent par dizaines au château, puis l’orchestre entama le premier morceau. C’est ce moment que choisi Frédéric pour entraîner sa cavalière dans le rythme doux de la valse. Fanny, tournoyant sur les notes mélodieuses, était aux anges. Elle aurait voulu que ce moment ne se termine jamais. Pourtant, la fin approchait. Lorsqu’ils s’arrêtèrent, le monde présent réalisa qui était l’homme élégant, qui finissait sa valse avec une magnifique jeune fille. Lord Wellington s’approcha de Frédéric, en s’exclamant :
-« Vicomte de Waldow ! Alors, quel magnifique bal, n’est-ce pas ?
- Vicomte de Waldow ? Martin, comment cet homme t’as-t-il appelé ? »