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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par Fannzyd le 21/01/2010
La lumière de la bougie commençait à faiblir. Dans la petite pièce sombre, assise sur un fauteuil, Fanny n’avait pas bougé. Elle repensait au bref, mais doux instant qu’elle avait passé dans les bras de Martin… il était si gentil. Elle avait complètement perdu la notion du temps. Quelques notes de musique parvenaient à s’échapper de la salle de bal et à se frayer un chemin à travers le dédale de couloirs du château, pour tenir compagnie à la jeune fille. Elle était entourée de toilettes, toutes plus magnifiques les unes que les autres : soie, velours, dentelle, satin… les plus belles qualités de tissus se trouvaient réunies ici, sous les yeux émerveillés de Fanny. Elle savait parfaitement que jamais elle ne pourrait s’offrir d’aussi beaux atours. Suspendue à un cintre, une magnifique robe de satin vert, parsemée d’éclats d’émeraude et bordée de la plus délicate dentelle, attira soudain son attention. Elle s’approcha du vêtement, osant à peine l’effleurer tant il était superbe… elle aimerait tellement l’essayer ! Se voulant raisonnable, Fanny tentait vainement de se résigner et de se faire violence pour oublier cette dangereuse idée qui ne lui amènerait que des ennuis. Mais dans le même temps, une si belle occasion de se métamorphoser en princesse ne se produit pas tous les jours ! pensa-t-elle. Alors, tout en sachant qu’elle allait faire une folie qu’elle regretterait peut-être un jour, sa décision fut vite prise. Elle allait enfiler cette ravissante toilette. Fanny ôta sa tenue masculine, resserra son corset, passa la robe… c’était tout simplement splendide ! On aurait dit un vêtement tout spécialement conçu pour elle : un ruban enserrait sa taille et faisait ressortir sa délicate silhouette. La couleur du tissu s’accordait à merveille avec son teint de porcelaine et de subtils voiles de mousseline ondulaient tandis qu’elle se mouvait. Pour parfaire l’ensemble, elle se fit un chignon bien haut, mit une touche de maquillage et se chaussa de fins escarpins vernis. Elle se regarda dans la psyché et faillit ne pas se reconnaître. « Comme l’habit transforme la personne », jugea-t-elle. Cependant, une légère touche finale manquait à son ouvrage. Elle trouva une jolie boîte de velours bleu qu’elle ouvrit avec précaution, et là, au beau milieu de l’écrin, elle vit une superbe rivière de diamants, imposante tout en restant discrète. Sans tergiverser davantage, elle l’accrocha autour de son frêle cou. Les pierres précieuses tombaient en une magnifique cascade sur sa gorge. Après un rapide regard vers le miroir, elle se sentit prête à faire son entrée dans le grand Monde. Tout en s’assurant que la voie était libre, elle se faufila à l’extérieur du petit salon d’essayage et arriva sans encombre dans la pièce principale. Que de monde ! Un jeune homme, très gracieux lui tendit le bras et l’invita à danser. Fanny accepta sans hésiter : elle avait appris quelques pas de danse en observant les grandes dames de la cour et allait enfin pouvoir dévoiler son talent. Nombre de jolies dames s’extasiaient sur l’élégance de la jeune fille, ce qui la faisait rougir de plaisir. Après deux valses et un menuet, le couple de danseur alla se rafraîchir. Fanny entendit alors les gardes annoncer la venue du comte de Waldaw et de sa fiancée. Curieuse, elle attendit, bercée par la musique. Soudain, un frisson d’agitation parcourut les convives présents dans la salle : le comte arrivait. Les danseurs firent un passage au centre de la pièce et deux jeunes gens avancèrent. Fanny les apercevait de dos, elle se redressa pour mieux les contempler. Ils s’installèrent dans deux fauteuils, face à la foule impatiente. Fanny, ébahie, n’en crut pas ses yeux : Martin, tout de velours vêtu, saluait la salle.