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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

intruse partie 1

Par isav le 28/01/2010

Chapitre 1 : Vienne

En ce jour du 6 mars 1815 qui se levait lentement, Vienne était le centre du monde. Jusqu’à la fin du Congrès, tous les regards convergeraient vers elle, Vienne. L’illustre Vienne.

Alors que le Danube s’écoulait paisiblement, contrairement à lui, la ville commençait à être gagnée par l’excitation.

C’était un moment historique selon tous.

Au palais de Hofburg, toute la noblesse voulait y être vue, car en plus de l’importante réunion des plus hauts dirigeant, bientôt un bal y serait organisé.

Dès l’aube, le martèlement des sabots des chevaux frappant les dalles de la cour avait commencé à rythmer le travail des serviteurs qui se hâtait de décharger les voitures des nouveaux venus. Cancans et autres gloussements témoignaient de la foule ambiante.

* * * * *

Loin de tous ça, dans une chambre calme du dernier étage de Mariahilfer Strasse, Frédéric termina de se rhabiller sur le bord du lit sur lequel Fanny était étendue. Une mèche blonde et ondulée traversait son visage. Frédéric la plaça d’un geste tendre et délicat derrière son oreille. Elle poussa un petit gémissement ensommeillé et se retourna. Frédéric sourit et se leva. Il prit son manteau et sortit en refermant la porte doucement pour ne pas la réveiller.

* * * * *

Une heure plus tard, Fanny se réveilla seule dans la chambre. Elle s’étira et se leva. Enveloppée dans un drap, elle fit le tour de l’appartement sans trouver trace de Frédéric. Une tâche blanche sur le bois foncé du bureau attira son attention. Elle s’approcha et reconnu la fine écriture de son amant.

« Je suis navrée d’avoir dut te quitter mais je n’ai pas osé te réveiller. Tu dormais comme un ange, mon amour. Mes obligations m’obligent à m’en aller. Je t’attendrais ce soir à la place X sous la statue. Il me tarde de te revoir. J’apporterais pour m’excuser de t’avoir délaissée ta fleur préférée. Frédéric. »

Elle laissa sur la lettre la trace de ses lèvres. Se retournant, elle avança à grande enjambée vers sa garde robe, émoustillée à l’idée de le revoir. Elle prépara précautionneusement sa tenue et une fois satisfaite, alla prendre son petit déjeuné et partit au travail. Elle ferma la porte d’entrée à double tour. Bien que le quartier soit calme, il restait dangereux de vivre seule, elle se devait d’être prudente.

Ca faisait maintenant deux ans qu’elle avait quitté sa famille pour aller trouver du travail en ville. Elle ne s’en plaignait pas, cette vie lui convenait.

Elle arriva à l’atelier de madame Erika après une courte marche, comme d’habitude, avec dix minutes d’avances. La patronne était avec une cliente, prenant ses mesures. Fanny les rejoignit.

-  « Ah Fanny, prend ça » dit madame Erika comme si Fanny avait toujours été là.

Elle avait les sourcils froncés et deux aiguilles dans la bouche. Elle termina de marquer un ajustement à la craie puis demanda à Fanny de la remplacer. Un quart d’heure plus tard, Fanny avait terminé de marquer les changements à effectuer sur le corset et fixa un prochain rendez-vous à la cliente. Quand elle fut partie, Madame Erika soupira de soulagement.

-  « Bonjour Fanny, Madame de la Fierté nous a fait « l’Honneur » d’arriver 20 minutes à l’avance. Heureusement que tu es arrivée plus tôt parce que sinon je ne sais pas ce que j’aurais fait »

Fanny sourit, Madame Erika était facilement exaspérée par ces petites madames qui la prenaient de haut, mais sa boutique n’était pas suffisamment importante pour trier ses clientes.

-  « La journée sera plutôt calme aujourd’hui » dit Fanny en enfilant son tablier.

-  « Mais il y a encore le corset de madame von Turinger et celui de madame de la Fierté doit être terminé pour seize heure.

Fanny s’empressa de s’installer à la machine à coudre. Après avoir choisi le fil adapté au tissu, elle commença à coudre la dentelle, ses pensées revenaient sans cesse vers son bien aimé, à cette nuit fantastique et à leur prochaine retrouvaille. Chapitre 2 : Le rendez vous

Après les dernières retouches et que cette éternelle insatisfaite Madame de la Fierté s’avoue « plutôt contente », ce qui relevait du miracle, Fanny se prépara à quitter l’atelier.

-  « Tu as fait du bon boulot aujourd’hui, Fanny » dit Madame Erika.

Fanny sourit, elle savait que son bon goût permettait à la boutique de subsister, mais ne s’en serait jamais vantée.

-  « Bon, eh bien, bonne soirée Madame Erika » dit Fanny en sortant.

-  « A demain Fanny » répondit l’intéressée.

Il était dix-sept heures. Fanny s’empressa de rentrer chez elle. Elle tenait à peine en place. Elle se changea, se pouponna et se sourit dans la glace, satisfaite. Ses cheveux étaient relevés en chignon, quelques mèches s’y échappaient ce qui, en dégageant son visage rehaussait son teint pâle et lumineux. Elle portait une robe blanche et vaporeuse. Elle semblait… angélique et c’était exactement l’effet recherché. L’allusion de Frédéric à « l’ange » l’avait inspirée.

Elle dévala la rue sous son manteau, se dépêchant d’arriver à leur point de rendez-vous.

Il y avait du monde sur la place. Elle scruta les gens alentour à la recherche de son cher et tendre. Sous la statue, elle s’arrêta sur un point d’un rouge attrayant. Une rose. Sa fleur préférée. Elle avança à travers la foule et posa sa main sur l’épaule de son galant, l’enjoignant ainsi de se retourner. Un inconnu lui fit face. Elle rougit devant sa gaffe.

-  Dé…désolé … je suis désolée, j’ai fait une erreur.

-  Mademoiselle Fanny, je présume, sourit l’homme à la rose.

-  Hum, oui, c’est moi.

-  J’ai un message pour vous de la part de Monsieur Frédéric.

Sur ce, il sortit une lettre de l’intérieur de son manteau et la lui donna avec la rose. Il profita de sa surprise pour disparaître dans la populace.

- Hé, attendez ! Dit Fanny relevant la tête de ses présents.

Elle se lança à sa poursuite mais perdu vite sa trace et changea de direction sans ralentir, continuant sa course loin du mystérieux individu. Suivant son idée, elle grimpa les quelques marches la séparant de la statue et se hissa sur celle-ci. De là, elle surplombait la masse. Elle fouilla l’attroupement et finit par reconnaître le fuyard. Elle le suivit des yeux et le vit rejoindre … Frédéric ? Non, c’était impossible, à n’y rien comprendre. Frédéric ne lui aurait pas posé un lapin alors qu’il était si près d’elle, et d’ailleurs de loin l’erreur était permise, cette personne lui ressemblait vaguement, c’était tout. En plus, ce jeune homme était richement vêtu, jamais Frédéric ne se serait habillé de la sorte. Le sosie de Frédéric hocha la tête et entra avec son acolyte dans … le palais de Hofburg ? C’était là que le vrai Frédéric travaillait comme domestique. Mais à quoi tous cela rimait-il ? Elle descendit de son perchoir, bien décidée à tirer ça au clair. Pour commencer, comment entrer ? Elle s’approcha des grilles. Les soldats étaient chargés de vérifier l’identité de tous les invités, craignant un attentat. Elle n’osa pas avancer davantage. En cherchant une alternative, elle surprit un petit garçon, tout près d’elle, qui la fixait bouche ouverte. Il ne devait pas avoir plus de huit ans. Son manteau s’était un peu ouvert, laissant apercevoir sa robe mûrement réfléchie. Elle lui sourit et il y répondit d’un sourire hésitant. Il portait un uniforme de marmiton.

-  Bonjour petit, dit-elle en s’approchant, tu travailles ici ?

L’enfant hocha timidement de la tête. Il regardait Fanny comme une apparition.

-  Comment t’appelles-tu ?

-  Fr…Franz, Madame … ».

-  Franz, pourrais-tu me rendre un service ?

-  Qu’est-ce que vous voulez, Madame ?

-  Pourrais-tu m’aider à entrer dans le palais ?

-  Mais… mes parents et mon maître vont savoir que je suis sorti en douce et ils me puniront… et pourquoi vous ne passeriez pas par la grande entrée ? Vous seriez bien plus à votre place que beaucoup de ces dames.

...

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