Accueil du site > Vos Fans Fictions > Concours fan fiction Intruse > impasse
Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par noumeanight le 21/01/2010
Fanny observait la porte située à l’autre bout de la pièce, pensive .La voix harmonieuse et séraphique de Martin raisonnait sans relâche, la saisissant comme une mer. Oppressée, elle gagna la porte, le bougeoir dans la main gauche de sorte qu’elle ne marcha pas sur les amas de vêtements qui parsemaient la petite pièce. Elle ouvrit la porte avec mesure et glissa sa tête dans l’interstice, balayant discrètement du regard la scène qui se déroulait devant elle. Le spectacle lui inspirait le rêve, alors distraite par l’orchestre chantant. Soudain, à l’écart de la danse, l’œil d’une sentinelle se brouilla à la vue de la corsetière, se heurtant à son regard. Aussitôt, Fanny repoussa violemment la poignée humide .Le bougeoir fléchis par surprise sous sa main vacillante, lâchant de la cire sur une robe de mousseline rouge. Fanny posa le bougeoir sur le sol et s’accroupi pour frotter la tâche avec son index
ouille ! C’est chaud !
Fanny se leva serrant dans ses mains son doigt brulé .En reculant , inhabile, elle bascula sur la table basse et atterrît bruyamment sur les gâteaux ordonnés soigneusement par le vieux Hans.
ahi ! Quel tableau ! s’exclama t’elle
Fanny examina la crème pâtissière qui s’étendait sur son pantalon et tira au sort une robe de mousseline bleue nuit accompagnée d’un ruban de fils d’or.
Elle tira son chapeau, défaisant sa longue chevelure sur son dos nu, se déchaussa et ôta ses habits .Mais cependant qu’elle nouait le nœud d’une couleur cuivrée éclatante, des pas résonnèrent sur la cloison du cabinet d’essayage.
Martin pensa t’elle .Or, la psyché réfuta cette idée aussitôt, car le spectre miroitant qui sortît du halo de lumière, se révéla être la réplique authentique du Tzar Alexandre.
Ses yeux de braise regardaient avec insistance la corsetière immobile et interdite.
Il s’approcha d’elle avec sang –froid, le regard dur .Il était si près que Fanny pouvait respirer son haleine citronnée. Il inclina sa tête à droite puis à gauche, étudiant lentement et intensément cette inconnue. Un sourire amer se dessina sur son visage.
Fanny hésita, son cœur battait si vite qu’elle bafouilla
Pourquoi me fixer- vous ainsi ?
— oh, je suis navré, répondit le tzar, excusez-moi, c’est juste que vous êtes … fascinante à regarder. Le tzar semblait chercher ses mots . J’ai entendu du bruit, je pensais que quelqu’un s’était blessé...Venez, la fête se passe là – haut, cette petite salle ne peut seule contenir telle beauté.
Je vous remercie mais j’allais rentrer à cet l’instant, voyez-vous je me sens à l’aise qu’à l’écart de la foule.
pourquoi mentir, vous semblez selon moi en très bonne forme, allons, ne faites pas d’histoire et suivez moi ! insista le tzar en attrapant la main de Fanny, la forçant à le suivre. Fanny n’eut pas même le temps de mettre des chaussures le tzar l’entrainait déjà dans la salle de bal.
–non, attendez ! Je vous en pris ! Écoutez-moi ! Suppliait fanny de plus belle .
Le sol était glacé mais sa robe était assez longue pour cacher ses pieds et lui éviter d’être ridicule. Fanny essaya plusieurs fois de dégager sa main, mais le tzar ne voulait rien entendre et la serrer de plus belle .La passion l’emballait .La police secrète était partout, elle ne pouvait plus retourner en arrière, on la questionnerait autrement. L’orchestre s’arrêta lorsqu’ils arrivèrent dans la salle de danse, un cercle se dessina autour d’eux. Fanny sentit les yeux de la cour de Vienne lui bruler le dos. Holfburg était plus effrayant qu’elle ne l’avait imaginé.
comment faire maintenant ?
Pendant ce temps, Martin était retourné dans le petit salon d’essayage, surpris de le trouver vide .Il avait pourtant bien insisté pour qu’elle ne bouge pas. Son cœur se serra, sa respiration s’accéléra.
Avait –on découvert sa présence interdite à la cour ? Savaient-ils qui elle était ?
Martin courut hors de la porte dérobée, cherchant partout du regard Fanny.
En dépassant la salle de bal, il s’arrêta net. Il recula vers la pièce, Fanny était là, au milieu de la piste. Elle était si belle .Mais il s’énerva de la voir habiller ainsi et qu’un autre homme était à ses cotés. Surtout qu’il ne pouvait pas intervenir car ce n’était pas n’importe qu’elle homme, c’était le Tzar de toutes les Russies
Le tzar la tira vers lui et la main de la corsetière s’emboita sur son épaule. Ses pieds la torturaient et sa respiration était de plus en plus saccadée. L’orchestre reprit sa place et joua une grande valse.
Fanny se laissait guider par le Tzar. La valse lui tournait la tête, elle était complètement perdue. Ses pieds la brulaient, elle les serrait le plus possible sous sa robes pour les cacher, mais ses muscles étaient tous si tendus pour garder le rythme, qu’ils raclaient le sol. Soudain, elle s’arrêta, l’orchestre surpris, continuait cependant de jouer un peu plus avant de s’arrêta à son tour. Tout le monde les observaient, interloqués.
Fanny était pétrifiée, du bout de la salle, au milieu d’un groupe d’homme aux costumes plus somptueux les uns que les autres, se tenait l’homme aux moustaches blanches qu’elle avait rencontré quelques jours avant, une coupe de champagne à la main. Leurs yeux se rencontrèrent, provocant comme une décharge électrique à Fanny .
Elle était découverte.