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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

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fugue et menuet !

Par love edward le 26/01/2010

Fanny,rayonnante de joie d’avoir dissiper ce malentendu avec le séduisant jeune homme, se prit à rêver d’un avenir avec lui. Elle se reprit vite car son imagination débordante risquait de l’emporter dans les coulisses d’une histoire d’amour et d’aventure tourbillonnante. Impatiente de nature, elle était incapable de rester en place plus de quelques minutes et se mit donc à sautiller comme un gamine à la vue des somptueuses parrures étalées devant ses yeux. Elle commença par examiner tissus et gallons, rubans et broderies avec un oeil tout professionnel. Mais, très vite, ne voyant pas Martin revenir, son naturel impulsif et sa féminité l’emportèrent sur sa prudence et elle s’empara de la plus belle des toilettes, dotée d’un décolleté audacieux pour ne pas dire vertigineux et ornée de petites perles délicates. Après l’avoir revêtu avec gourmandise et s’être arrangé la coiffure avec un négligé travaillé, elle s’avança vers l’immense miroir à pied qui agrémentait la pièce. Ebahie, elle poussa un cri, ne reconnaissant pas la ravissante inconnue qui lui faisait face. Elle sourit enfin à son reflet et s’entraîna à de délicats battements de cils et aux gracieuses révérences d’usage pendant de longues minutes.

Elle s’apprêtait à exécuter quelque pas de menuets avec distinction et assurance lorsque la porte s’ouvrit à la volée dans les reproches bruyants d’une vielle comptesse à la voix haut perchée. Lorsqu’elle découvrit la jeune fille parée d’une de ses splendides robes de rechange, ses vêtements masculins à ses pieds, ce fut trop d’émotions et elle s’évanouit dans un grand hurlement. Sa dame de compagnie, s’empressa de la soutenir tout en appelant la garde à grands renforts de petits cris d’indignation. La jeune fille trop abasourdie pour se rappeler du mensonge qu’elle avait formulé devant son ami, n’eut que le réflexe de prendre ses jambes à son cou avant que n’arrive quiconque. Les cris de la comptesse ayant alerté la police secrète, tous se mirent à la poursuite de la pauvre Fanny qui dans la confusion se retrouva après une longue course à son point de départ. La porte du petit salon, grande ouverte, laissant apparaître les appartements, déserts -la vieille dame ayant été ramenée dans des lieux plus hospitaliers- fut trop tentante et la jeune corsetière, effrayée et épuisée s’y glissa précautionneusement et referma la porte derrière elle. Elle s’allonga un instant, tentant de recouvrer ses esprits et s’assoupit.

Ce furent les appels d’une voie masculine à l’accent étranger qui la tirèrent de sa torpeur. Sursautant, elle se leva précipitamment et murmura pour elle-même : "Mon Dieu, quelqu’un vient ; il faut que je me trouve un cachette !" L’angoisse d’être découverte la paralysait. Soudain, elle reprit contenance. Après tout, elle était parée comme une grande dame de la cour, restait à se choisir un titre de noblesse et à appliquer les bonnes manières et les ronds de jambe qu’elle avait si souvent observé et son rôle serait parfait. Elle se rassit posément, respira profondément et tenta de recouvrer sa belle assurance. Lorsque l’homme entra, elle arborait une moue dédaigneuse et déclara d’une voie mondaine et avec un brin d’insolence. "Je suis lasse, très cher, de tout ces vas et viens. J’avais pourtant exigé repos et calme à cette incapable de domestique. Ne pourrais-je bénéficier de quelques instants de quiétude pour soigner cette terrrrible migraine qui m’étraint la tête ?" L’homme qui lui faisait face semblait pétrifié, sous le charme, il parvint néanmoins à articuler : "Madame, acceptez toutes mes excuses et rappelez-moi votre nom, je vous prie." "Dois-je me sentir offusquée de cet oubli, cher ami ? Je suis... la... la Marquise de Laman d’Oline !" "Ne seriez vous pas une cousine de mon épouse, dit-il, en souriant, de la branche des de Laman Dragore ?" La jeune corsetière le regarda, l’air interrogateur, se demandant intérieurement qui pouvait donc être sa femme. Elle répondit du ton le plus assuré qu’elle put : "Je ne le crois pas mais, peut-être, aurais-je, plus tard, l’occasion d’en discuter avec votre épouse, si cela l’intéresse." "J’en suis sûre, ma chère Marquise. Mais, vous me semblez être remise de vos maux de tête, accompagnez-moi donc dans la salle de bal, on y joue des valses tout à fait charmantes, les musiciens sont très talentueux." Fanny commençait à perdre son calme mais, ne cèdant pas à la panique, elle articula de son ton le plus poli : "Je crains de devoir décliner votre invitation, très cher ! Vous m’en voyez navrée." "Voyons Marquise, oseriez-vous refuser votre charmante compagnie au Tsar, lui-même."

Fanny retint un cri, appelant mentalement son cher Martin, qui l’avait mise dans un tel embarras, à l’aide. Puis, elle se força à prendre la main que le Tsar lui tendait et le suivit hors du petit salon. Il la mena, au bord du pamoison, jusque devant les immenses portes closes de la salle de bal d’où s’échappaient musique, bribes de discussions et grands rires. Retenant sa respiration, elle ferma les yeux tandis que deux valets ouvraient les portes...

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