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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par Jyu le 05/01/2010
Fanny rayonnait de bonheur. Martin ne lui avait pas menti et elle était bien fière de ne pas avoir fait de conclusion trop hâtive à ce sujet. Cet homme ne lui avait raconté que des mensonges. Elle ne saisissait pas le but de toute cette manœuvre à son encontre. Fanny savait pourtant bien que Martin ne lui avait pas menti. Il l’aimait. C’était une évidence. Ils s’aimaient. Il ne pouvait pas lui mentir. Elle l’aurait tout de suite vue : ses joues rougissaient à chaque fois qu’il s’essayait à des récits invraisemblables. Martin n’était pas à la hauteur de Fanny pour imaginer des histoires rocambolesques comme elle mais il s’y prenait tellement au sérieux et cherchait tellement à l’impressionner qu’il en devenait adorable. Fanny se souriait à elle-même. Elle se rappelait de leurs balades près du fleuve et gloussa sans s’en rendre compte.
Soudain elle entendit un bruit de pas derrière la porte. Elle se réfugia derrière la porte.
Oh non ... gémit-elle. Pas maintenant.
La porte s’ouvrit et la lumière extérieure illumina le sol de pierre devant elle.
Qui est là ? demanda la personne. Je vous ai entendu rire.
Fanny se raidit. Une voix de femme. Elle devait se décider à parler. La dame la soupçonnerait si elle la trouvait cacher dans un coin. Fanny remit sa capuche noire sur la tête. Elle expira un bon coup et sortit de sa cachette d’un pas décidé.
Bonsoir. dit-elle en esquissant un sourire légèrement crispé. Je m’appelle Frida Töller, je suis la femme de chambre de la marquise de Wissenbrau. Je suis ici pour surveiller ses robes
La dame, surprise, recula d’un pas.
De la marquise de Wissenbrau ? demanda t-elle tout d’un coup soupçonneuse. Vous êtes une femme ?
Oui, c’est bien cela. La marquise est tellement radine qu’elle habille tous ses domestiques en hommes, car elle trouve que les robes coûtent trop cher en tissus. Et comme vous pouvez le voir, je suis habillée comme cela à cause d’elle. Et puis ...
Assez ! Qui êtes-vous ? JE suis la femme de chambre de Madame la marquise de Wissenbrau. Pour qui me prenez-vous ? Je vais appeler la garde !
Horrifiée, Fanny, dans un geste désordonné, poussa la dame au sol et s’enfuit de la pièce à toute vitesse pour se diriger dans un endroit à l’abri de tout regard. Avant de tourner dans un couloir à gauche, elle entendit la vraie femme de chambre criait à l’aide. Fanny ne se retourna pas de peur d’être poursuivie. Elle se mordit la lèvre. Martin allait avoir des ennuis si les gardes la trouvaient. Il fallait qu’elle trouve une cachette au plus vite.
Courant à vitesse modérée, elle regardait dans tous les sens, guettant le moindre pas de course. Au hasard, elle essaya de toquer à une porte.
Qui est là ?
Mince ! grogna t-elle.
La salle était occupée. Fanny courut dans une autre direction. Elle passa devant des valets, des femmes de chambres, quelques hauts dignitaires qu’elle reconnaissait dans leurs carrosses, elle essaya alors de ralentir pour ne pas éveiller les soupçons. Mais c’était cause perdue, vêtue d’une cape noire et d’habit noir, la corsetière ne passait en aucun cas inaperçue.
Elle se faufila dans un couloir désert puis entreprit de toquer une nouvelle fois à une porte. Elle toqua. Elle attendit. Personne ? Elle tourna le poignet de la porte très lentement, et jeta un coup d’œil à gauche et à droite de la pièce. Personne. Elle s’y glissa et se permit de soupirer un grand coup.
Il s’en était fallu de peu. se dit t-elle et s’affala précipitamment par terre, le dos contre la porte, les jambes tendues.
Fanny reprit ses esprits et petit à petit remarqua la pièce. C’était un petit salon chaleureux, la lumière était légèrement tamisée et les meubles devaient coûter une fortune. Elle se redressa et marcha en direction d’une grande armoire. Les arabesques étaient sublimes, ornés d’or. Fanny voulut contempler l’intérieur du meuble quand soudain elle entendit crier.
Que quelqu’un la cherche de ce côté ! Plus vite que cela !
Oh non, pas ça ! s’affola t-elle. Il faut que je trouve quelque chose !
Terrifiée à l’idée d’être trouvée, elle ouvrit rapidement l’armoire et y trouva des robes toutes plus belles les unes que les autres. Elle en choisit une au hasard : une robe beige claire en dentelles. Elle était superbe, se disait-elle. Fanny secoua la tête. Il n’était pas l’heure de s’émerveiller devant une robe. Elle enleva ses vêtements et les jeta dans un coin de l’armoire puis enfila rapidement (mais avec délicatesse, c’était de la soie tout de même) la robe beige. Elle se rendit tout de suite devant un miroir et s’arrangea les cheveux. Elle trouva des rangées de chaussures à talons près de l’armoire et en prit une de la même couleur que sa robe. Elle n’avait pas l’habitude d’en porter mais au diable les manières, Fanny n’allait pas danser.
Elle voulut se regarder une fois encore devant le miroir pour parfaire son déguisement quand tout d’un coup la porte s’ouvrit. Sans y prendre garde Fanny se retourna, ses mains tenant les pans de la robe. Un léger vent d’air chaud s’engouffra dans la pièce. Un homme était entré. Elle le regarda, affolée, prête à s’enfuir. Leurs regards se croisèrent. Les yeux bleus de l’inconnu la parcourait du corps. Elle frissonna.