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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par smiilee78 le 06/01/2010
Fanny, attendait patiemment le retour de Martin, si bien que quand elle entendit des pas feutrés arrivés elle se mit à sourire et toute l’angoisse qu’elle avait ressentit jusqu’à présent s’évanouit d’un seul coup. Chaque fois qu’elle le revoyait elle le trouvait toujours plus beau. Cette fois c’est le sourire de soulagement qui lui adressa en la voyant qui la fit fondre. Il l’attira contre lui et lui chuchota à l’oreille qu’il l’aimait. En retour elle l’embrassa délicatement, du bout des lèvres. Puis, pris d’un soudain élan de conscience Frédéric l’éloigna de son buste pour la tenir à bout de bras et, ainsi, pouvoir admirer son visage rayonnant, qui pourtant lui parraissait si ignorant. Il se sentait coupable de lui cacher ainsi son identité, coupable de ne pas pouvoir la voir à volontée et coupable qu’ils ne puissent pas s’aimer. Parfois il rêvait d’un monde où les distinctions sociales n’existeraient pas mais il revenait brusquement à la réalité en pensant qu’il ne pourrait jamais vivre en disant bonjour à tous les mendiants qui peuple les rues. Il était bien trop accroché à tous les priviléges qu’offrait le statut de compte !
Prend la porte du fond, puis tourne à droite, traverse le couloir. Tu arrivera dans les cuisines. Une fois là-bas personne ne pourra plus te remarquer. Bonne chance ! lança-t-il dans un ultime effort avant de quitter la pièce sans même lancer un regard à sa bien aimée. Il savait que l’angoisse et la honte qu’il ressentait se refletées dans son regard et que Fanny savait très bien lire ce qu’il pensait à travers ses yeux. Ses yeux, n’était-ce pas eux, qui, tout à l’heure l’avait trahi ?
Fanny se dirigea vers la porte. Elle aurait aimée que Martin ne soit pas partit. Elle sentait son ventre se serrer et les battemments de son coeur s’accelérer. L’angoisse revenait. Prudemment elle ouvrit la porte et sursauta en voyant un chat débouler entre ses jambes. Elle suivit les indications de Martin à la lettre et ne semblait même pas remarquer les somptueuses tappisseries qui l’entourait. Elle entendit soudain des pas résonner derrière elle et s’introduit sans réfléchir dans la première piéce qu’elle remarqua. Par malheur, l’homme s’y introduit à sa suite. Il s’arrêta net et la regarda avec des yeux étonnés mais plein d’admiration.
A qui ai-je l’honneur ? demanda-t-il
Fanny, subjuguée et paralysée par la peur ne réussit pas à répondre.
Enfin, j’imagine que devant une si élégante jeune femme, je ne peux vous obliger à répondre, continua l’inconnu.
Puis, il s’approcha et pris sa main douce dans la sienne, rugueuse. Il y déposa un baiser délicat. Fanny se sentit rougir, ce n’était pas courant q’un noble baise la main d’une corsetiére ! Elle se souvint alors, quand Martin, quelques mois plus tôt lui avait accordée ce même privilége et la façon dont ses yeux brillaient d’amour. Elle pris alors conscience que les yeux de cet homme reflétait exactement la même expression. Elle aurait aimer se tromper mais elle était sûr d’elle et savait qu’elle avait raison. Elle aurait voulu se dégager et partir en courant mais, comme s’il avait deviner ses intentions, son nouvel admirateur passa un bras autour de ses frêles épaules et lui rendit tout mouvement impossible.
Bien, je me presente : Alexandre, tzar de toutes les Russies. Appellez-moi Alexandre. Pour vous ça suffira, il regarda alors sa tenue puis continua, que diriez vous de trouver de quoi vous habiller plus noblement et d’ouvrir le bal en ma compagnie ?
Monsieur le Tzar, je...
Appellez moi Alexandre, le coupa t-elle.
Excusez moi, Alexandre, réussit-elle à articuler.
Elle essayait de paraître la plus naturelle possible mais en réalité la peur la tiraillait et lui murmurait de partir de ce château le plus vite possible. Ce qu’elle aurait dû faire si cet homme n’avait pas tout fait louper ! Elle éprouvait une colère qu’elle ne pouvait décrire en pensant qu’elle serait déjà en sécurité dans la charette qui transportait le champagne si le hasard n’avait pas fait qu’ils se rencontrent.
C’est un grand honneur que vous me proposer là, mais malheuresement je crains que ce ne soit pas possible.
Elle essaya de se dégager de l’étreinte de son interlocuteur mais il la retint.
Que me dites vous là ? Vous n’oserez comme même pas m’abandonner à moi même ?
"Mais que faisiez vous avant que vous ne me rencontriez ?" eue-t-elle envie de répliquer mais elle perdit courage et se laissa entraîner malgré elle à travers le château.
La robe lui allait à ravir et elle parraissait encore plus belle que d’habitude. Elle attendait, les yeux rivés sur ses pieds que l’imposante porte en acajou devant laquelle elle se trouvait, au bras de son "cavalier" s’ouvre et que l’on annonce officiellement l’ouverture du bal. Elle compter lui accordait une danse et partir ensuite discrétement sans que personne ne remarque son absence. Mais ce qu’elle souhaitait par dessus-tout c’est que Martin ne soit pas dans la salle. Elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi ni qu’il s’imagine des choses. La porte s’ouvrit. Son coeur se serra et elle regarda d’un air incrédule le tzar quand on annonça :
Mesdames et messieurs, pour ouvrir le bal ce soir : Alexandre, le tzar de toutes les Russies et sa future femme !
Qu’est ce que cela signifiait-il ? Future femme ? Ils s’étaient trompés ! Elle eue envie de crier que c’était faux et que, de toutes les manières, elle avait déjà un petit ami. Mais le tzar l’en empêcha et l’attira contre lui. Elle ne pouvait plus rien faire : il avait trop de force et tout mouvement lui était impossible ! Elle l’entendit sussurer à son oreille :
Nous aurons le plus beau mariage de tous les temps, je vous le promet !
Quand il prit son visage entre ses mains, Fanny remarqua que son regard avait changé : mélée à l’admiration, la détermination avait pris presque toute la place. Elle était folle de rage et contrairement à sa première pensée elle voulait de tout coeur que Martin arrive et qu’il la délivre des bras musclés du tzar. Comme en réponse à sa prière silencieuse, au moment où le tzar était sur le point de l’embrasser, elle entendit alors une voix qui lui était famillière et qui la remplit à nouveau d’espoir.
Fanny !!! Non !!
Profitant de l’innatention du tzar elle se dégagea violemment et couru rejoindre son bien-aimé. Ils coururent main dans la main en essayant de semer les gardes lancer à leur trousses pendant une quinzaine de minutes. Ils étaient essouflés quand ils arrivèrent au niveau de la charrette de champagne et ils se sourirent quand elle partit enfin.