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Concours fan fiction Intruse

Concours fan fiction Intruse

Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !

C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse  !

Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !

Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.

Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.

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complications...

Par girly2207 le 25/01/2010

Frédéric continua sur son chemin jusqu’à la salle de bal, où toutes les personnalités importantes étaient réunies. Il ne fut pas long à repérer la personne qu’il cherchait : son père, le comte de Waldaw. Le voyant avancer vers lui, ce dernier, qui était en compagnie d’un Talleyrand à l’air ennuyé, leva un sourcil interrogateur, non sans esquisser un sourire de triomphe.
- Père, il faut que je vous parle...
- Pas tout de suite, mon petit. Je parle avec ce cher Talleyrand de...
- Mais justement, père, improvisa Frédéric sous l’effet de la panique. Je viens de croiser le Tsar qui souhaiterait s’entretenir personnellement avec Talleyrand dans les plus brefs délais.
- Frédéric... commença le comte.
- Si le tsar veut me parler, soit ! l’interrompit Talleyrand, visiblement impatient de quitter le comte et heureux d’avoir trouvé une échappatoire. Celui-ci le regarda s’en aller avant de se tourner vers son fils en lui jetant un regard noir.
- Je vous écoute Frédéric. Que voulez-vous ?
- Je sais ce que vous avez fait. Vous n’aviez pas le droit d’aller voir Fanny.
- Vous n’aviez pas davantage le droit de lui raconter des mensonges.
- Des mensonges ? Je veux juste la protéger. Je ne...
- Vous mentez à cette jeune fille, qui, soit dit en passant ne convient pas du tout à votre rang. Ce n’est pas la première fois que je vous le dis. Elle est corsetière et vous êtes vicomte. Pensez à trouver une femme digne de votre rang. Épousez-la et arrêter de m’ennuyer avec vos histoires.
- Elle l’est ! s’indigna Frédéric. Je l’aime, son amour et sa tendresse sont réciproques. Il est question d’amour, mais cela vous ne l’avez pas compris. Vous êtes froid et sans cœur, vous ne savez pas ce qu’est l’amour !
- Frédéric, vous faites là preuve de trop d’impertinence, siffla son père. Vous...
- Vous n’avez épousé ma mère que pour son argent et son titre de noblesse ! s’époumona Frédéric.
- Je vous interdis de me parler sur ce ton ! riposta sèchement le comte.
- Et moi je vous interdis de me juger ou d’essayer de vous mettre entre Fanny et moi.
- Vous n’avez aucune idée de ce dont je suis capable et jusqu’où je peux aller lorsque je suis en colère. Suffit ! Maintenant, allez profiter du bal et trouvez vous un bon parti.
- Vous ne savez pas non plus de quoi moi je suis capable, menaça Frédéric avant de se retourner et de s’éloigner au pas de charge.

C’était la confusion dans sa tête. Il fallait qu’il aille retrouver Fanny... Qu’il trouve le courage de lui avouer la vérité en lui expliquant qu’il voulait seulement la protéger, qu’il l’aimait plus que tout au monde... Et que...
- Frédéric ! Il faut que tu viennes ! Ton père vient d’avoir un malaise...

C’était Nicolas. Le meilleur ami de Frédéric, lui aussi dans la confidence au sujet de Fanny. Frédéric était obligé de le suivre. Il le savait. En revanche, ce qu’il ne savait pas, c’était quand il pourrait rejoindre sa bien-aimée... Même inconscient son père faisait tout pour lui nuire. Mais Frédéric ne se laisserait pas faire. Il était prêt à tout pour se défendre. TOUT.


Fanny sentit une vague de soulagement la submerger. Mais pourquoi cet homme à l’air si affable et gentil lui avait-il menti ? Dans quel but ? Pour lui faire du mal ? Pour la séparer de Martin ? Pourtant, il lui ressemblait tellement. Finalement, Martin n’avait-il pas quelque chose à cacher ? Non, c’était impossible. Inconcevable. Impensable. Inenvisageable. Incroyable. Invraisemblable. Inimaginable. Fanny ne pouvait pas le croire. Martin l’aimait. Il ne pouvait pas lui mentir. Elle en était certaine. Elle avait enlevé sa tenue d’homme, qui lui tenait chaud, et se retrouva en robe beige simple mais jolie avec un corset. Elle s’était dit qu’elle remettrait son déguisement lorsque Martin arriverait. Elle se mit à faire les cent pas d’un bout à l’autre de la pièce, émerveillée par tout ce luxe qu’elle avait devant elle et auquel elle n’avait jamais été habituée, tentée parfois d’effleurer du doigt les belles robes qui s’offraient à sa vue. Elle était d’origine modeste, exerçait le métier de corsetière et menait sa vie en toute simplicité. Le jour où elle avait rencontré Martin, elle s’était dit qu’elle allait être riche, non pas d’argent, mais de la chose la plus importante au monde à ses yeux : l’amour. Elle, qui était pourtant très belle et intelligente, avait toujours été dédaignée par la gent masculine en raison de son manque de fortune. Cela faisait maintenant une quinzaine de minutes que Martin était parti guetter la moindre occasion de s’éclipser, et il n’était toujours pas revenu... Elle commença à s’inquiéter de cette si longue absence quand soudain elle entendit des éclats de voix qui s’approchaient derrière la porte. "... de Waldaw est très étrange en ce moment. Je suis tombé sur un inconnu avec lequel il est parti, et cet inconnu l’appelait "Martin" ! Je trouve cela vraiment bizarre, disait une voix masculine.
- Eh bien, je ne l’avais pas remarqué, répondit une autre voix, féminine cette fois-ci.
- Ah bon ? reprit l’homme. Il est plutôt fébrile et on dirait qu’il a quelque chose à cacher..."

Sur ce, la porte de la pièce ovale s’ouvrit. Fanny, sous la surprise, mis son poing dans la bouche pour étouffer un cri et se tapit contre le mur du fond. C’était trop tard pour envisager une fuite. Le vieux Hans et la jeune servante qui l’accompagnait l’avaient vue, et elle lisait dans les yeux du vieil homme qu’il venait de faire le rapprochement entre elle et l’inconnu qui lui était rentré dedans même pas une heure auparavant. Fanny était pétrifiée, mais malgré tout tenta de se rattraper en disant l’excuse qu’elle avait si bien préparée,
- Excusez-moi, commença-t-elle, tremblante, je suis la femme de chambre...
- C’est l’inconnu dont je t’ai parlé à l’instant. C’est une femme !
- Gardes ! cria la jeune servante. Une intruse !
- Non ! S’il vous plaît, implora Fanny. Je vais tout vous expliquer...
- Il n’y a rien à expliquer, mademoiselle, intervint un des gardes qui venaient de faire irruption derrière Hans. Vous êtes entrée dans ce palais sans invitation et je dois de vous ramener à l’extérieur des enceintes de ce...
- Je suis ici avec Martin ! plaida Fanny. C’est un jeune valet de pied, très séduisant, vous le connaissez sûrement car il travaille ici. Il doit pourtant être dans le coin...
- Aucun Martin ne travaille ici mademoiselle. Maintenant, si vous voulez bien nous suivre sans faire d’histoires...
- Non ! Martin ! Au secours !

Mais où était donc passé Martin ? Fanny était là, seule. Elle avait réussi à s’introduire dans le palais aussi discrètement que possible, et tout cela avait été accompli pour rien.
- Que se passe-t-il ici ? tonna une voix grave et impérieuse. Les gardes s’écartèrent et s’inclinèrent avec respect. Fanny se sentit obligée de les imiter, même si elle n’avait aucune idée de l’identité de la personne qui se tenait devant elle. Grand, athlétique et dominant, un homme se tenait dans l’encadrement de la porte. Il était très beau, cependant Martin le surpassait en beauté, songea Fanny, mais son allure et sa prestance lui donnaient l’impression d’affaire à quelqu’un de très important. Elle se sentit d’un coup fragile et vulnérable, mais surtout insignifiante à côté du style du grand blond aux yeux bleus qui lui faisait face.
- Rien, monsieur, répondit le garde respectueusement. Nous nous apprêtions juste à ramer cette jeune fille à l’extérieur et...
- Non. Laissez-la tranquille, le coupa-il en plantant un regard d’un bleu acier pénétrant dans celui de Fanny. Je vais m’occuper d’elle. Si vous voulez bien me suivre, très chère demoiselle... Fanny, sentant qu’elle n’avait pas le choix, le suivit dans le couloir. Soudain, il se retourna vers la jeune corsetière, et après lui avoir fait un baisemain se présenta :
- Alexandre 1er , Tsar de Russie. Pour vous servir, mademoiselle...

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