Accueil du site > Vos Fans Fictions > Concours fan fiction Intruse > amour et déception
Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par cc le 28/01/2010
…Fanny attendit patiemment le retour de son ami. Frédéric revint après que plusieurs minutes se furent écoulées. Elle l’accueillit d’un sourire chaleureux. Frédéric en fut troublé quelques instants, il se reprocha même de lui mentir ainsi. Elle ne méritait pas cela. Mais si elle apprenait la vérité, il ne doutait pas que leur relation serait rompue et qu’elle ne voudrait plus jamais lui parler. -Fanny… -Oui ? -Tu attireras trop l’attention ainsi vêtue. Enfile donc une de ces robes. Lui dit Frédéric en rougissant. Fanny toussota et Frédéric sortit de la pièce. -Tu peux entrer ! Lui indiqua-t-elle en essayant d’arranger sa chevelure. -Bien…Je vais t’accompagner à un carrosse. Il serait préférable que tu rentres. -Oui…Mais et toi Martin, quand reviens-tu ? Le vicomte de Waldaw ne sut que répondre. Fanny le regardait avec insistance. Il balbutia donc : -Je ne sais trop quoi te dire puisque mon maître…ne nous a pas prévenu du jour où nous rentrerions… -Peut-être pourrions-nous profiter du bal ! Suggéra Fanny, les yeux pétillants de malice. -Oh non, mon maître trouverait la situation très inconvenante ! S’empressa de répondre Frédéric, désarçonné par la suggestion de sa maîtresse. -S’il te plaît… Et puis nous n’aurons qu’à éviter ton maître ! Tu verras, ce sera fantastique !! Le pressa Fanny, ne voulant pas rater une si belle occasion d’assister à un bal. -Tu ne sais même pas danser. Prétexta Frédéric en s’affolant. -Vraiment, tu ne sais plus quoi inventer. Il est évident que je sais danser, j’ai ça dans le sang…S’esclaffa Fanny en tournoyant sur elle-même. -Je n’aime pas vraiment les bals, tu sais. C’est plein de gens…trop…trop riches. Et puis, pour tout te dire, je préfère nos ballades. -Une danse, rien qu’une seule. Et puis après je m’en irai, promis. Le supplia-t-elle. Frédéric la connaissait bien et il savait qu’elle ne changerait pas d’idée. Il acquiesça donc et Fanny sauta dans ses bras. Fanny s’arrangea quelque peu et ils descendirent en bas. Frédéric la mena dans un coin reculé. Ils attendirent la prochaine valse. Ils accordèrent leur pas et Frédéric la fit tournoyer dans ses bras. -Tu danses bien. Lui dit Fanny, Frédéric ravala sa salive. -Mon maître aime voir danser ses domestiques. -Il est vraiment généreux de vous faire accéder à tant d’activité. S’exclama Fanny en lui souriant. Frédéric essaya de lui cacher sa nervosité, en vain. -Tu me sembles nerveux. Dit Fanny en le voyant frissonner. -C’est parce que j’ai bien peur qu’on te vole à moi. -Qui pourrait s’intéresser à moi ? Un prince charmant ?! Lui répliqua Fanny en riant. Frédéric ne répondit pas. L’orchestre termina sur une note joviale et Frédéric soupira de soulagement. Il entraîna vivement Fanny à travers la salle, bousculant au passage des nobles personnes qui les invectivèrent. -Pourquoi vas-tu si vite Martin ? Le questionna Fanny en retenant ses jupons. Frédéric continua sa course mais remarquant le tsar non loin de là, il ralentit l’allure. Fanny redressa dignement sa tête et repoussa des mèches de son visage. Frédéric aperçut soudainement son père qui approchait d’eux. Le cœur du jeune homme commença à pulser de façon incontrôlable, ses mains devinrent moites. -M’accorderiez-vous cette danse belle demoiselle ? S’enquit le comte de Waldaw en les ayant finalement rejoint. Fanny croisa le regard de son amant. Elle cacha sa surprise en constatant que l’homme qui lui réclamait une danse n’était autre que celui qui lui avait raconté l’effroyable histoire l’ayant poussé à suivre son prétendant. -Je vous l’accorde…Acquiesça Fanny, troublé. Frédéric s’empara de la main de la jeune fille alors que cette dernière allait suivre son cavalier vers la piste. -Martin, ce n’est qu’une simple danse. Le rassura-t-elle en lui caressant la joue. Frédéric la relâcha en poussant un profond soupir. Il regarda sa silhouette gracile s’éloigner en admirant une fois de plus sa beauté. Le morceau joué s’arrêta, les musiciens en commencèrent un autre, et le père du vicomte de Waldaw se mit à valser avec Fanny. Frédéric éprouva une profonde jalousie en le voyant la tenir ainsi. La jeune fille rayonnait. Elle attirait par sa beauté une foule de spectateurs qui se complurent à la voir danser ainsi. Personne ne savait vraiment qui elle était. Fanny se mit à penser à l’une de ses héroïnes. -Vous ne devriez pas continuer ainsi. Vous n’êtes pas la victime que la fourberie peut se permettre de tourmenter. Vous méritez mieux qu’une relation basé… -Il suffit ! Contentez-vous de danser ! Le coupa-t-elle en fronçant les sourcils. Le père de Frédéric la regarder d’un regard glacial. Il n’aimait pas que des jeunes impertinentes de classe inférieur lui parlent sur ce ton. -Vous ne savez pas où vous mettez les pieds. Et tôt ou tard vous pourriez amèrement le regretter et ce jour-là, souvenez-vous que j’avais alors tenté de vous sauver de pareils tourments ! Siffla-t-il en s’arrêtant brusquement. Fanny le regarda s’éloigné avec fureur. -Qui est l’homme qui a pu se permettre de fâcher une si belle dame ? Demanda une voix de velours derrière elle, Fanny se retourna et s’inclina aussitôt. -Une valse pourrait-elle vous réconforter ? S’enquit ce dernier en la scrutant. Fanny déclina poliment son offre en prétextant se sentir lasse. -Peut-être aurais-je plus de chance demain ? Soupira le tsar. -Il faudrait pour cela que j’oublis une chaussure en verre. S’exclama Fanny, et craignant d’avoir commit une erreur, elle rejoignit Frédéric et ils sortirent rapidement. Le tsar Alexandre 1er la regarda disparaître d’un œil interrogateur. De quoi avait-elle fait référence ? -Je n’ai pas aimé que tous ces rapaces vous tournent autour ! S’écria Frédéric, indigné. -Je suis désolée, si je suis la cause de tous tes malheurs… -Non…Non, au contraire, tu es pour moi source de bonheur. Répliqua-t-il en adoucissant la voix. Il avait évité le drame. Mais combien de temps encore pourra-t-il lui cacher son identité ? Son père n’hésiterait pas à le dénoncer et à prouver ses paroles. Fanny ne voudrait plus jamais le revoir, lui qui lui avait si souvent répété qu’il l’aimait et qu’il l’épouserait. Ils s’arrêtèrent dehors, la nuit les enveloppant. C’est tout juste s’ils percevaient le son de quelques carrosses de passage. Ils se regardaient. Fanny rompit le silence en riant, comme il aimait son rire…Elle le prit par la main et le poussa à marcher près d’elle. Reproduisant leur rituel quand ils étaient ensemble, le soir au bord du canal. -Le tsar me paraît bien. Dit Fanny en observant les étoiles. Le vicomte fut piqué par la jalousie. -Tu sais, il est intraitable et n’a aucun scrupule. Il est très vaniteux aussi !! S’enflamma-t-il, et il se rendit compte de son erreur. -Tu le connais donc très bien ! S’exclama la corsetière en lui offrant un sourire radieux. -Non, je dis cela parce que j’ai entendu beaucoup de rumeur. Je l’ai même vu de mes propres yeux admonester un domestique parce qu’il ne lui avait pas apporté du vin. Fanny resta pensive mais elle fut si emportée par ses rêveries qu’elle se mit à conter l’histoire d’une jeune fille au cœur si pur qu’il s’était transformé en étoile à sa mort. Elle raconta aussi l’histoire d’une vieille dame avare. Elle tira de son amant nerveux quelques sourires. -As-tu une chambre où dormir ? Lui demanda-t-il, sachant pertinemment qu’elle ne pourrait rentrer chez elle que le lendemain. -Ne t’inquiète pas, j’ai une cousine qui habite ici. Elle aura sûrement la bienveillance de m’accueillir. -Je t’y accompagne, les rues ne sont pas sûres en ces temps-là. S’exclama Frédéric avec la ferveur d’un chevalier. Fanny ne protesta pas, bien trop heureuse d’être en compagnie de celui qu’elle aimait. Elle frappa à la porte de sa cousine et une femme aux traits effacés apparut sur le seuil. Elle fut si surprise qu’elle manqua faire tomber son panier
