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Que va-t-il arriver à Fanny, la jeune corsetière que l’amour a poussé à s’introduire clandestinement à la Cour de Vienne ? Car une corsetière n’a pas le droit de côtoyer les Grands des Cours européennes… Encore moins quand les batailles diplomatiques y font rage pour instaurer la paix en Europe !
C’est désormais à toi d’écrire l’Histoire ! Invente la suite de l’extrait (cliqueici pour le lire) en respectant le style de narration (usage de la troisième personne du singulier) et gagne peut-être un exemplaire dédicacé d’ Intruse !
Les gagnants seront désignés par un système de vote : tu peux désigner tes fan fictions préférées en notant les différentes fan fictions participantes. Les 15 fan fictions ayant les meilleures notes seront ensuite envoyées à l’auteur, Nicolas Jaillet, qui en choisira 10 parmi elles. Les gagnants recevront un exemplaire dédicacé !
Le concours prend fin le 27 janvier à minuit.
Attention : en ce qui concerne les commentaires sur les fan fictions, la courtoisie est de mise ! Aucune menace ni attaque ne seront acceptées ! Les critiques sont les bienvenues, mais quand elles sont construites et non purement gratuites et méchantes.
Par emmanuelle001 le 19/01/2010
Une fois que Fanny vu la porte se refermer, elle s’assit sur un petit tabouret en bois qui n’avait pas du servir depuis des siècles. Elle se mit à rêver comme à chaque fois qu’elle était seule depuis sa petite enfance qui n’avait pas été très facile. Seulement deux minutes après elle s’endormit après s’être allongée à même le sol.
Frédéric ressortit par la porte même où il était entré. Personne ne se trouvait dans le couloir. Il réfléchit à toute allure. Il ne pouvait pas garder Fanny cacher toute une éternité mais il aurait tout autant de mal à la faire sortir de la Cour sans que personne ne la remarque. Il opta quand même pour la deuxième solution car plus de temps il la garderait à la Cour plus elle aurait de chance de se faire découvrir. Tout en marchant dans le long couloir, il repensa à la conversation qu’ils venaient d’avoir : il n’arrivait toujours pas à lui avouer alors que cela faisait déjà des semaines entières qu’ils se préparaient devant son miroir mais dès qu’il se retrouvait face à elle, face a ses yeux, face à sa bouche, face à son visage dont sa beauté impressionnait toujours Frédéric dès qu’il voyait Fanny, ça le faisait toujours souffrir d’imaginer sa réaction. Il préférait même mourir plutôt que de ne plus la voir quotidiennement, de ne plus pouvoir entendre sa voix, sentir sa bouche contre son cou. Il arriva à la porte d’où on pouvait entendre les diplomates se rasseoir avec un bruit sourd. Frédéric ne voulait pas se faire remarquer maintenant. Il fit donc le tour par l’extérieur afin d’arriver à une fenêtre d’où on ne pouvait pas le voir. Il tendit l’oreille. Le tsar Alexandre parlait bruyamment et tous les Grands de la Cour lui répondaient d’une même voix contrairement à l’instant d’avant où l’assemblée était étrangement calme. Cela ne présageait rien de bon mais Frédéric se dit qu’il pourrait profiter de ce débat politique pour aider Fanny à s’enfuir. Ravi de son idée il descendait du petit muret de la fenêtre quand il s’en aperçut. Il regarda une dernière fois afin de bien en être sûr mais Frédéric avait tout à fait raison. Il courra à en perdre haleine, arrivé au bout du couloir, il tâtonna la porte afin d’y trouver la porte mais il n’en avait pas besoin. Il remarqua tout de suite le long rectangle noir qui se distinguait du mur en trompe l’œil. Il avait peur que ses hypothèses se révèlent exactes. Il entra en trombe, se prit le mur et ouvrit la porte. Frédéric balaya la pièce du regard en une seconde, Fanny ne s’y trouvait plus. Il alla s’asseoir sur le petit tabouret d’où il aperçut soudain quelques cheveux blancs qu’il reconnut immédiatement. Il se précipita vers la sortie, remonta le long du couloir à une vitesse fulgurante et détala jusqu’à l’entrée de la Cour où il put sortir avec une tranquillité surprenante. Il se rendit à pied jusqu’au fleuve où il les découvrit avec horreur. Il n’y avait plus aucun doute. Ils étaient assis là et Frédéric vit son père essayait de calmer Fanny qui se débattait avec fureur de ses petits poings fermés. Frédéric n’en croyait pas ses yeux, il poussa un terrible cri de tristesse.
Quand Fanny entendit crier, elle arrêta un court instant de se débattre pour se retourner. Il était là à seulement quelques mètres et elle ne savait pas si elle devait courir vers lui afin de l’enlacer ou lui crier des jurons pour ses mensonges. Elle aimait Martin mais en même temps elle le détestait pour ce qu’il avait fait. Il lui avait menti dès le début et il n’avait pas un seul instant était assez courageux pour lui avouer. Mais elle ne pouvait pas l’abandonner alors que le père de Martin avait tout fait pour que leur histoire prenne court. Elle allait sortir de l’emprise du père quand celui-ci l’enlaça rudement et l’embrassa. La réaction fut immédiate : Frédéric se jeta au cou de son père pour l’étrangler tout en l’assommant avec ses pieds. Fanny put enfin se délivrer de l’emprise du père de Frédéric. Elle recula jusqu’à buter contre un caillou.
Frédéric vit la scène au ralentit, il arrêta de se battre avec son père afin de tourner la tête pour apercevoir la scène qui se produisait sous ses yeux, mais il était incapable de bouger un seul de ses muscles. Fanny tombait lentement dans l’eau. Au moment où le son revient aux oreilles de Frédéric, celui-ci se jeta à l’eau et nagea vers les profondeurs afin d’y trouver Fanny. Il la vit, son pantalon d’homme accroché à un énorme caillou.
Fanny n’arrivait plus à respirer, le seul mouvement l’incitait à forcer sur ses poumons. Frédéric vint décrocher son pantalon qui s’était accroché lors de sa chute. Il avait sauté pour la sauver alors qu’il n’en était pas obligé. Cela prouvait son amour pour elle, n’est-ce pas ? Elle avait encore des tas de questions en tête mais elle se pressa de remonter à la surface afin de reprendre son souffle. Arrivé au bord du fleuve, elle aperçut le père de Frédéric une longue branche à la main, forçant Frédéric à garder la tête sous l’eau. Au bout d’une longue minute, il lâcha prise et Frédéric remonta à la surface. Fanny le sortit de l’eau et le déposa sur les rives du fleuve, elle l’examina et ne put croire à sa mort, il n’était pas resté assez longtemps sous l’eau ! Elle se mit à faire la procédure habituel en lui appuyant brutalement au milieu de la poitrine. Frédéric ouvrit lentement les yeux et les referma presque immédiatement...
